Caro de feu!

Life moves pretty fast, if you don’t stop and look around once in a while, you could miss it.

Soirée de filles avril 25, 2008

Classé dans : Night's out — carodefeu @ 3:00

Ça faisait longtemps que je n’étais pas sortie avec mes amies de filles, encore moins un jeudi soir.  On se sentait un peu comme dans “Sex and the City”, mais le sexe en moins puisque le but n’était pas de ramener un mec ce soir-là! hihihi

Une soirée de filles, bref…  comme dans le bon vieux temps, où on faisait la pluie et le beau temps sur St-Laurent ou Crescent.  Où on dansait autour de 2 bouteilles de vodka, mettant le feu au plancher de danse.  On rencontrait des mecs qui finissaient immanquablement par nous briser le coeur, nous envoyer des drunken text messages à 3h du matin et nous raconter des histoires.  On les choisissait mal, que voulez-vous!  Mais on pense encore à cette période-là comme “le bon temps”, une des plus marquantes de nos vies jusqu’à présent.  Parce que malgré les mésaventures, on a eu un plaisir fou et plein d’anecdotes rigolotes à raconter.

Hier, j’ai donc retrouvé Laurence et Marie sur la terrasse du toit d’un hôtel du Vieux Montréal.  On aime se croire jet set des fois; ça fait toujours du bien de se retrouver entourée d’hommes d’affaires en complet et boire des martinis à 12$. 

Nous étions tout sourire, tellement contente de se retrouver, de potiner, de raconter nos dernières histoires de gars, parler du chum d’une et du prospect de l’autre, du travail, de voyage, des anecdotes du bon vieux temps qui n’est pas si loin, quand on y pense.  Les “cheers” se succédaient les uns après les autres, sous le regard amusés des autres clients.

Par la suite, nous nous sommes retrouvés au Misto sur Mont-Royal.  C’était plein à craquer, mais le proprio nous a gentilment assise au bar et nous a traité comme des reines!  Non mais, trois belles filles, habillées avec coquetterie et classe, qui rient, sont complices et passent une belle soirée, c’est une aubaine!  Les tournées de shooters se sont succédées et le Pinot Grigio se buvait bien. 

En plus, le Canadien a compté en prolongation…  Nous l’avons su lorsque la clientèle du resto-bar d’en face s’est mise à crier de joie autour de 22h.  Une autre tournée de shooters et nous sommes ensuite retournées chacune de notre côté, un sourire en permanence sur les lèvres, après avoir promis au gentil proprio de revenir le voir avant la fin des séries.  Question de fêter à nouveau.

 

Un nouveau chouchou avril 13, 2008

Classé dans : Night's out — carodefeu @ 10:34

Depuis quelques semaines, je l’ai trompé régulièrement.  Oui, je l’avoue, j’ai été infidèle.  Je ne suis pas vraiment fière de l’avouer, ça non, mais… bon un jour ou l’autre il faut bien voir la vérité en face.

J’ai connu quelque chose de mieux et j’ai beaucoup de difficulté à revenir à mes vieilles habitudes, mes vieilles pantoufles.  Même si elles étaient très confortables et rassurantes, reste que j’avais désespérement besoin de nouveauté.  Et spontanément, il est arrivé, il avait le parfait timing.

Je me souviens encore de la première fois où il m’est apparu.  Il était là, au bar, et m’attirait de façon sournoise.  J’aimais son teint si coloré et la chaleur qui se dégageait de lui.  Étrangement sexy.  Je me suis donc rapprochée de lui un peu plus, pour mieux l’examiner.  Je voyais que mes amis lui parlaient déjà et semblaient très à l’aise en sa présence. 

Rassurée, je l’ai touchée du bout des doigts et l’ai porté à ma bouche.  Notre premier baiser fût sublime, doux, sucré et piquant à la fois.  Puis, une douce chaleur s’est emparée de moi, pour ne plus me quitter. 

Je suis une femme conquise!

Désolée monsieur le shooter de Jagermeister, mais vous avez été supplanté.  Je suis dorénavant comblée par l’Amaretto Tabasco.  On se revoit dans quelques mois, peut-être?  D’ici là, porte-toi bien.

 

Petite virée à la campagne avril 1, 2008

Classé dans : Night's out — carodefeu @ 9:29

Rien de mieux que d’aller faire un petit tour en campagne un samedi soir pour se rendre compte qu’à moins de 40 minutes de Montréal existe un monde parallèle.  Et j’ai nommé : la cabane à sucre la Goudrelle.

On est arrivé là pour souper, autour de 18h30.  Nous étions une bonne vingtaine d’amis, tous plus prêts les uns et les autres pour s’empiffrer d’un bon repas sans aucun fruits ni légumes, mais bien uniquement constitué de gras, de sucre et de sel.  Miam!  Une fois par année, ça fait du bien!

Le repas se passe plutôt bien, à part le fait que… tenez-vous bien…  j’en reviens pas encore…  la fin de semaine, à la super cabane à sucre…  non seulement le repas coûte plus cher que durant la semaine, mais…  en plus…  le menu est RÉDUIT!!!  Oui!!!  Vous avez bien lu.  Nous n’avons pas droit à la même bouffe que tous les chanceux qui ne travaillent pas et qui peuvent y aller la semaine.  Et quel est l’élément principal qui ne se retrouve pas dans le menu la fin de semaine?  Je vous le donne en mille.  Les SAUCISSES DANS LE SIROP!!!!!!!!  Ah ben câline.  S’il y a bien de quoi que je trouve bon à la cabane, c’est bien ça.  Je dévalise toujours le bol de saucisses dans le sirop, me semble que c’est tellement meilleur que les maudites omelettes ou les fèves au lard.  Mais ma question est : pourquoi est-ce que c’est si compliqué de faire des saucisses le samedi soir, alors que tu en fais quand même tout le reste de la sainte semaine???  Hein, pourquoi???  Ah misère.

Enfin bref, on a quand même bien mangé, quoique le service était accéléré au maximum - on voulait nous voir partir, et vite.  Faut dire qu’on est arrivé un peu sur le tard et, dans le merveilleux monde de la cabane à sucre commerciale, la cuisine ferme à 20h.  Ouch!  Une chance que notre serveur est gentil, souriant et très cute, ça fait mieux passer la p’tite tartelette au sucre avalée en vitesse.

Mais le plus drôle dans cette histoire, c’est que la Goudrelle (mon dieu, à chaque fois que je le dis ou je l’écris, je suis émue devant laideur de ce mot…  Goudrelle… pitié…  Chalumeau était déjà pris?) a une plus-value comparée à ses voisines cabanes.  Elle a une discothèque, avec un DJ, des jeux de lumières, le tout dans une salle aucunement aérée qui se met à sentir la sueur dès qu’il y a plus de 30 jeunes qui s’épivardent sur la piste de danse. 

La crème de la crème de la campagne était là… ouf…  autant pour les mères que pour leurs enfants, c’était LA sortie de la semaine.  Les gens avaient mis le paquet : le toupet crêpé en arc-en-ciel, les pailetttes, le jeans moulant, les faux ongles et la teinture fraîchement faite.  Tellement que nous, gens de la ville habillé casual pour notre virée en campagne, nous trouvions légèrement under-dressed devant tant de beauté rurale.

Le plus drôle, c’était le petit kiosque situé juste à côté de l’entrée de la salle de danse, qui vendait plein d’accessoires de discothèque…  je vous épargne les détails, mais c’était vraiment douteux.  L’accessoires ultime de la soirée?  Le bracelet fluorescent et un genre de mouth-piece fluorescent lui aussi, et clignotant, que tu te mets dans la bouche.  Dès que tu l’ouvres, ton interlocuteur a l’immense joie de voir tes dents et ta gueule au complet illuminés de couleurs fluo clignotantes…  Sérieusement, c’est la chose la plus turn off que j’ai vu de ma vie.  Un gars te trouve cute du fin fonds de la salle et vient te parler?  Bingo, dès que tu lui réponds, il voit ta belle bouche fluo et tu as l’air vraiment gagnante.  J’aurais dû en ramener un pour la postérité.

Comme dirait mon amie Valérie : “Viens-t-en Caro, on va aller aux toilettes se mettre du vernis à ongles rose, sortir notre g-string de nos jeans et aller danser sur Scatman!”

Ce fût une belle soirée :)

 

Caroline = 1 / Femme de 40 ans = 0 mars 24, 2008

Classé dans : Night's out, Single girl's life — carodefeu @ 9:02

**Ceci est un texte vintage, tiré d’un événement qui a eu lieu début décembre si je me souviens bien.  J’avais fait un brouillon de texte puis l’avait abandonné, car quelques jours après cette soirée avec Monsieur M, une mini-controverse a éclaté à son sujet, entre une copine et moi.  Je vous épargne les détails, mais ce ne fût pas très joli et notre amitié en a pris une claque (mais c’est réglé depuis, ne vous en faites pas).  Maintenant que la poussière est retombée et que ma relation avec Monsieur M fait partie du passé, j’ai le goût de vous faire partager cette petite tranche de vie croustillante!**

Samedi soir, après un souper bien arrosé à ma trattoria préférée, Il Piato Pieno - ou mieux connue sous le nom de Piano-Panier dans mon groupe d’amis - je suis sortie au Rouge rejoindre ce cher Monsieur M.  Oooooooh que ouiiiii.  Après plus d’un mois d’absence et de rendez-vous ratés, nous avons finalement réussi à nous retrouver à la même place, au même moment.  Enfin, un regain de croustillant dans ma vie!  C’est toujours bon de retrouver M; c’est le confort, la complicité, mais jamais la routine.  L’imprévu règne.  Avec lui, je ne sais jamais à quoi m’attendre et je pense que c’est une des raisons pour lesquelles mon désir est toujours aussi incontrôlable à son égard.  Mais enfin…

Il est tard, autour de 2h du matin, lorsque je le rejoins au bar.  En me faufilant dans la foule compacte, je l’aperçois enfin et comme à chaque fois, je me surprends à quel point il a le don de bien paraître sans trop en faire.  Bien sûr, il y a son charisme légendaire et son regard inimitable, mais en plus, M a le don de s’habiller de façon simple et de bon goût.  Jamais rien pour impressionner la galerie, mais tout de même efficace.  Jeans qui lui font des fesses d’enfer et chandail en fin lainage noir, manches longues, passé par dessus un t-shirt noir.  En plus, une barbe de deux jours.  Ouch.  À 35 ans bien sonnés, mais en paraissant facilement cinq de moins, M est littéralement le seul gars en haut de 30 ans qui me fasse autant d’effet. 

Un ami que je ne connais pas l’accompagne ce soir-là et, bien entendu, il y a quelques filles à gauche et à droite, qui ne semble pas faire partie de leur groupe d’amis, mais avec qui M et son ami discutent distraitement.  Pour annoncer mon arrivée, je me glisse derrière M qui s’exerce à quelques rares pas de danse, colle mon ventre contre ses fesses et me laisse aller au même rythme que lui.  M tourne alors les yeux vers moi et son visage s’éclaire d’un sourire sincère, nos lèvres s’effleurent puis c’est l’accolade.  Avec un air coquin, les yeux plantés dans les siens, je lui prends son verre des mains et avale une gorgée de son vodka soda.  Beurk, trop fort.  Je commande un gin tonic au barman.  On jase un peu, on se colle, on danse.  Rien de déplacé, juste du bon vieux flirt.  On a jamais grand chose à se dire, tout se passe dans l’attitude, je dirais.

Quelques minutes plus tard, je sens un regard insistant et tourne la tête.  Une femme nous regarde avec insistance, accoudée au bar aux côtés d’autres personnes.  Je peux presque sentir sa jalousie me souffler au visage.  Elle est très jolie, je dois l’avouer, une belle grand brune, mince.  Je lui donne dans la fin trentaine environ, dur à dire parfois à cet âge.  J’apprendrai plus tard qu’elle a 40 ans et qu’elle est dentiste à Granby.  Un bon parti pour toi, dis-je à M avec un clin d’oeil.  Il hausse les épaules et marmonne quelque chose d’inintelligible.  Je n’ose pas lui dire qu’à 40 ans, elle est un peu veille pour lui faire les enfants dont il rêve.

À chaque mouvement que M fait vers moi, j’essuie un regard assassin de la Dentiste.  C’est qu’elle est féroce on dirait!  Tranquillement, elle profite du fait que je discute avec quelqu’un d’autre pour se rapprocher de M.  Elle lui susurre à l’oreille.  Son non-verbal veut tout dire.  La façon dont elle bouge la tête, son rire, ses mains baladeuses.  Elle est en mode flirt, big time.  J’ai le sentiment qu’ils se sont déjà rencontrés auparavant ou du moins, qu’il se sont rencontrés en tout début de soirée, car ils ont l’air familiers.  Puis soudain, sans crier gare, elle passe les bras à son cou et l’embrasse.  Je lève un sourcil, surprise et amusée.  Tiens tiens, j’ai de la compétition ce soir et c’est ouvertement que ça se passe!  Wooooohhoouuu!

Je guette la réaction de M.  Bien entendu, il se laisse faire et met ses mains sur les hanches de la Dentiste.  Je souris et je me dis que dans le fonds, il faut bien qu’un jour il trouve quelqu’un avec qui faire sa vie.  Et moi aussi par le fait même.  On sait tous les deux qui lui et moi, on n’est pas fait pour être ensemble.  J’ai fait la paix avec ça il y a bien longtemps.  Alors si la Dentiste fait son affaire, pourquoi est-ce que je ferais du trouble?

Le reste de la soirée passe rapidement.  M partage son temps entre la Dentiste et moi, n’oubliant jamais de venir faire son tour à intervalles réguliers.  Sans oublier non plus son fameux signature move.  Cette cuisse de joueur de hockey qu’il a le don de venir glisser gentilment entre mes deux jambes, pour me soulever de terre.  Juste un peu.  Juste assez pour me montrer ses intentions, me signifier qu’il me désire. 

À 3h15, la Dentiste est encore pendue après M et il ne semble pas près de la repousser.  Je juge alors que j’ai été assez patiente et je vais chercher mon manteau au vestaire.  Je me traite de niaiseuse dans ma tête.  Pourquoi est-ce que j’attendrais une minute de plus dans l’espoir qu’il me ramène à la maison au lieu d’elle?  C’est clair qu’il va la choisir, ça fait déjà une demi-heure qu’il lui parle et en plus, elle a l’air d’une vraie sangsue.  De toute façon, s’il ne veut pas que je parte, ce sera à lui de me retenir! 

Je m’étonne moi-même de ne ressentir aucune déception à l’idée de retourner toute seule chez moi, de simplement prendre ma voiture et de m’en aller, sans plus.  Pourtant, j’avais tellement envie de le voir ce soir-là et malgré celà, j’étais en paix avec le fait qu’il en préfère une autre.  Il ne me doit rien et je ne lui dois rien non plus.  J’imagine que c’est la beauté de notre relation, si on peut appeler ça comme ça.

Étonnement, il reste encore beaucoup de gens dans le bar malgré l’heure tardive, personne ne semblait être vraiment pressé de sortir pour aller greloter dehors.  J’enfile mon manteau, redresse fièrement les épaules, dis aurevoir à l’ami de M (qui essait désespérément de me faire comprendre qu’il voudrait bien me revoir) et file vers M qui a encore la Dentiste collée à lui.  Je lui fais mon plus beau sourire, hoche la tête et lui souhaite de passer une belle soirée tout en l’embrassant sur les deux joues.  Je le vois surpris pendant une seconde, puis il arbore un air de profonde indifférence, fidèle à son habitude de ne pas montrer ses émotions.  Polie comme je suis, je prends même la peine de dire aurevoir à la Dentiste qui me lance un regard foudroyant sans même prendre la peine de me répondre.  J’étouffe un rire et me dirige vers la sortie.

Dehors, il fait un froid de canard et je marche d’un pas rapide vers ma voiture, stationnée pas très loin de là, sur Coloniale.  Alors que je roule en voiture sur Sherbrooke, je reçois un message texte.

M texte : Well, that was fast!

Moi texte : Oh well, you were very busy ;)

M texte : Where are you?

Moi texte : In my car, nearby.

M texte : Meet me in Verdun? 

Moi texte : Deal.

VICTOIRE!!!!!!!!!!

Cette nuit est la dernière que nous avons passée ensemble.  Sûrement notre dernière à vie, même.  Who knows?  Je dois dire que les événements qui ont suivi m’ont fait remettre en question beaucoup de choses, en particulier ce que je ressentais pour lui et comment notre relation affectait ma vie de façon négative.  Depuis, nous avons bouclé la boucle, nous avons mis les choses au clair entre nous - du moins je le crois - et je me sens beaucoup plus légère.  Ça fait du bien de faire un ti-peu de ménage de temps en temps, de passer à autre chose.  Mais reste qu’il va toujours rester mon Mr. Big à moi!  L’homme inaccessible.

 

Quand on veut sortir… on peut! mars 5, 2008

Classé dans : Night's out — carodefeu @ 1:34

Avant que j’oublie - car c’est le genre de truc qui passe à la postérité - je dois raconter un coup dont je suis particulièrement fière…  Vous savez, quand il y a un événement que vous ne voulez pas manquer, mais que vous avez un soudain conflit d’horaire qui ne vous enchante pas du tout?  Eh bien voilà, ça m’est arrivé il y a de ça quelques semaines.  C’était durant la première semaine de février.  Oui oui je sais ça fait un bout, ne me lapidez pas! hahaha  J’avais juste jamais le temps de finir ce sacré texte!

Mon patron a demandé aux cadres (dont je fais partie) d’aller souper un certain jeudi soir pour parler business.  D’habitude, ça veut dire bon resto (souvent sur St-Laurent), bonne bouffe, bon vin et le tout sur le bras du boss.  Jamais très amusant, puisque la conversation tourne autour du marché immobilier, les clients et tout autre bla bla bla de bureau.  Bref, le seul plaisir que j’ai est de m’enfiler martini après martini et de ne pas regarder le montant de la facture finale. J’ai accepté l’invitation sur le champ sans réfléchir trop trop, n’ayant rien de mieux à faire ce soir-là.

Mais soudain, paf, une invitation à souper circule pour la fête à mon cher ami Coco!  Un souper relativement intime, nous serions à peine dix de ses plus proches amis (considérant que d’habitude, on est toujours 30 dans des soupers de fête).  Et ô joie, toutes les personnes avec qui je m’entends le mieux seront là.  L’endroit?  Le restaurant la Milsa, charmant resto brésilien qui sert des grillades à volonté.  Ça faisait super longtemps que je voulais y aller, car j’en avais entendu beaucoup parlé et comme toute bonne fan de viande, eh bien, j’en salivais déjà.  Quand?  Jeudi soir.  Jeudi???  Shit…  Et je suis déjà bookée.  Re-shit.

Je suis au bureau quand je réalise mon soudain conflit d’horaire.  Mon cerveau travaille vite vite vite.  J’ai presque de la fumée qui me sort du derrière de la tête.  Il faut trouver une solution!  Je ne peux PAS manquer la fête à Coco.  C’est tout simplement inacceptable!  On va bien manger, on va rire, on va boire, ça va être le party et en plus, c’est dans un restaurant qui me tente.  Je ne peux juste PAS me faire à l’idée que pendant que MOI, je serai en train de parler avec un air sérieux d’affaires et de ventes avec mon patron, EUX seront à moitié saouls en train de rire, de parler fort et de manger de la viande grillée.  Je veux y être!!!  Quite à perdre des points auprès de mon boss en le décevant de la sorte.  Si vous connaissiez mes amis, vous aussi voudriez être avec eux ce fameux jeudi soir et PAS avec votre boss!

Le petit hamster dans ma tête court vite et finalement, je prends mon courage à deux mains pour aller parler aux autres collègues invités.  Avec un bel air de mal à l’aise, je leur explique mon conflit d’horaire tout en faisant bien attention d’exagérer la chose.  Je suis d’habitude excellente pour convaincre les gens et les mettre de mon bord, alors vous pouvez être sûre que j’ai mis le paquet : le souper était planifié depuis des semaines… bla bla bla…  j’avais complètement oublié… je ne peux pas manquer ça… bla bla bla… ce sont les 30 ans de mon ami (hahaha bullshit il a eu 34!)… tout le monde va être là… c’est un gros événement et patati et patata!

Mes gentils collègues ont accepté que je change l’horaire du souper, que j’en parle au patron pour voir ses autres disponibilités.  Vendredi soir?  Booké déjà.  Jeudi ou vendredi midi?  Bookés aussi.  Finalement mon boss me dit : j’ai jeudi matin de libre, pour déjeuner, 8h.  Et voilà, me dis-je!  Parler d’affaires au déjeuner, ça se fait, non?  Avec deux oeufs bacon et du café. On l’a déjà fait par le passé et pourquoi pas une autre fois?  

Seul hic, mes collègues sont tous sauf matinaux - ils arrivent au bureau autour de 9h30 tous les matins - alors pour eux être au resto à 8h le matin est un exploit.  Je suis certaine de me faire crucifier sur place lorsque je leur demande si le changement d’horaire leur convient et……. non c’est à ne pas y croire, ils acceptent!  HOURRA!  Je me rappelle encore à quel point mon coeur s’est rempli de joie quand j’ai pu répondre à Coco que je serais de la partie!

Inutile de vous dire que la soirée fût des plus mémorables… le genre de soirée où on se dit que ça fait des lunes qu’on a pas eu autant de fun.  L’expérience au restaurant a été super et on s’est carrément gavé de viande, on roulait presque au milieu des litres de vin vides.  Ensuite, direction McKibbins, sympathique pub situé juste en face du restaurant.  Nous avons chanté en choeur avec les 2 musiciens qui étaient là le soir et qui jouaient toutes les chansons que l’on voulait, j’ai fait un show de danse avec Marie et une inconnue, on s’est enfilé des shooters de Jagermeister et des Irish Car Bombs (j’ai pas pu finir le mien, trop de Guinness, et Momo m’en veut encore au simple souvenir du Bailey’s caillé dans la bière… quel gaspillage!) et on a fini par avoir mal aux joues à force de chanter et de rire.

Résultat?  J’ai dormi 4h cette nuit là et je suis rentrée au bureau le lendemain avec un sale gueule de bois.  C’est très rare que ça m’arrive durant la semaine, mais lorsque l’occasion s’y prête, c’est priceless.  Et est-ce que j’ai regretté de ne pas avoir été souper avec mon boss?  Ooooohhhh que non!

 

Le hockey chez Serge février 27, 2008

Classé dans : Night's out — carodefeu @ 4:15

Il y a quelques temps déjà, je marchais sur St-Laurent avec mon bon ami Leder et notre regard s’est curieusement accroché à l’enseigne du bar “Chez Serge”.  Serge?  Quel nom horrible!  Et pour un bar, c’est un peu bizarre, c’est comme “Chez Roger”, un bar avec un nom de mononcle mais ô combien cool. 

Après avoir fait un peu de recherche sur internet, j’ai découvert que ce fameux Serge était en fait un genre de mini-Centre Bell, une place où aller voir le hockey sur des méga écrans géants HD, boire de la Molson Ex et manger du popcorn.  Nice!  En plus, les proprios sont les mêmes que le fameux Gogo Lounge, qui fût un temps ma 2e maison tellement je me tenais souvent là-bas.  Et au Gogo, le party lève tout le temps (il n’est pas rare de voir les clients danser sur les chaises en plastique rouge, sur le comptoir du bar et de voir les barmaids / barmen accoutrés de costumes ridicules).  Je me suis donc dit que si les proprios avaient appliqué la même recette gagnante Chez Serge, eh bien que nous allions sûrement passer une bonne soirée!

Et mon feeling était le bon!  Samedi soir dernier, Leder et moi avons donc décidé de nous pointer là pour le match entre nos Canadiens et Columbus.  Honnêtement, je ne savais pas trop à quoi m’attendre, si la place allait être bourrée d’ivrognes ou de gars bien saouls criant comme des perdus contre les arbitres.  Rien de tout ça mes amis!  La place était pleine.  Que du beau monde cool, hip, typique Mile End, pas d’attitude, très amical - nous avons fait la connaissance de plusieurs personnes durant le match et tout le monde était ultra sympathique. 

Et le bar en tant que tel?  Wow!  Tout rappelle le hockey, mais avec une touche design très intéressante.  Les murs sont rouges et au centre du bar, le mur est tapissé d’un tapis de gazon qui monte ensuite sur le plafond, pour redescendre de l’autre côté.  Très hot comme effet!  Chandelier rouges au plafonds, jolies banquettes et fauteuils confortables, joli éclairage et tabourets zébrés le long du bar.  Sans oublier les 8 écrans HD (parfaitement placés aux endroits stratégiques) et l’énorme écran projecteur au fonds de la salle.  En plus, le nec plus ultra c’est que durant les pauses publicitaires et les entractes, un DJ est là pour nous divertir et les barmaids dansent sur le comptoir, au grand plaisir de ces messieurs!  Parce qu’on s’entend qu’une barmaid qui danse sur un comptoir, c’est pas très excitant pour une fille.  En fait, j’avais même le goût d’aller me joindre à elles.  hihihihi

Je ne pensais jamais avoir autant de plaisir à regarder une partie de hockey dans un bar!  Seul hic, ils ne servent que de la Molson Ex…  Au moins, ils sont aussi toute une panoplie de bouteilles de fort.  Et du popcorn gratuit.  La fan de popcorn en moi s’est pitché sur un bol comme la misère sur le pauvre monde.

En plus… si vous êtes une jolie jeune fille célibataire…  il y a vraiment des beaux gars là-bas!  Et très peu de filles donc… peu pas presque pas de compétition. hihihi  Ouf…  Et l’ambiance se prête parfaitement au flirt gentil et amical. 

Ah oui!  Et à la fin du match, les barmaids se promenaient avec une bouteille d’Absolut et versait le precieux liquide dans la bouche des partisans… gratuitement!

J’ai déjà hâte d’y retourner!

 

One night? février 20, 2008

Classé dans : Le Sexe Opposé, Night's out, Single girl's life — carodefeu @ 3:00

Samedi soir, au La Tulipe (mon dieu, on est tellement tout le temps rendus là, ça a juste pas de sens), un gentil garçon vient me chercher pour aller danser.  Il est, quoi, autour de 2h30?  C’est déjà une rareté qu’un gars m’aborde dans un bar - je les intimide, apparemment… et il faut aussi dire que je suis toujours entourée de ma horde d’amis constituée principalement de gars - mais qu’il soit relativement cute, c’est encore plus un exploit.

Bref, on jase un peu et il m’avoue m’avoir remarquée dès le début de la soirée, mais que c’est seulement maintenant qu’il a le courage de m’aborder.  Il dit qu’il me trouve vraiment jolie, il est poli dans son approche et je suis flattée.  Pour une fois qu’un gars ne m’abordent pas à coup de grandes claques dans le dos ou en me collant sauvagement pour aller danser!  Ça fait changement!

À date donc, tout se passe pour le mieux, c’est très cool.  Son nom?  Jeremy.  Mignon.  Il me prend par la main et m’entraine sur la piste de danse.  Étonnement, il bouge plutôt bien et la chanson est bonne, rythmée.  On se sourit, on se colle un peu, je suis gênée et réservée, le regard qui fuit parfois, comme toujours dans ce genre de situation.  Je dois avouer que je suis rarement à l’aise instantanément avec des inconnus.

Puis, après 2 minutes de danse :

Lui : Embrasse-moi.

Moi : Euh… quoi?

Lui : Embrasse-moi.

J’éclate de rire et lui lance un regard amusé.

Moi : Mais pourquoi? 

Lui : Parce que je te trouve très jolie et que j’ai le goût de t’embrasser!

Moi : Mais ça fait même pas 5 minutes qu’on se connait!

Il hausse les épaules.

Lui : Et ça change quoi?

Moi (un peu prise au dépourvu) : Eh bien… je sais pas… je trouve ça vite un peu, non?  Il me semble qu’il faut que tu le mérites, ton baiser… hihihi

Lui (rieur) : Le mériter? 

Moi (amusée) : Ben oui!  C’est quoi, tu penses que toutes les filles frenchent les gars après 5 minutes?

Lui : J’aime pas vraiment suivre des règles… je suis non-conformiste!

Moi : Aaaaaaaaaaaahhhhhh!

Lui : Toi, tu es une traditionnaliste on dirait?

Moi : My God, tellement pas!  Hahahaha!  Je suis pas juste pas une fille si facile que ça, c’est tout.

Lui : Non traditionnaliste…  Tu dois donc être une adéquiste, toi? hahaha

Moi (outrée et amusée à la fois) : Pffffff!  Ouash non!!!  Jamais! hahahaha c’est quoi le rapport?

Lui : Bah, rien!  J’étudie en politique alors je ramène souvent tout à ça, hehe.

Je hausse un sourcil et j’esquisse un petit sourire en coin.

Moi : Eh bien…  Désolée, mais je ne t’embrasserai pas ce soir ;)

Surtout qu’il était saoul et empestait la bière, l’idée de faire pénétrer ma langue dans sa bouche me repoussait passablement. 

Lui : Tu viens souvent ici?

Moi : Euh… relativement, oui.

Lui : Moi aussi, pas mal tout le temps les samedis.

Moi : Aaaahhh… cool.

Lui : Je vais être honnête avec toi, j’ai vraiment le goût de coucher avec toi…  Je te ramènerais bien chez moi. La prochaine fois qu’on se voit, ça serait le fun, non?  En tout cas, j’ai bien l’intention de t’en reparler et de te le demander quand on se reverra.

J’éclate spontanément de rire devant autant de confiance en lui.  Comme si j’étais déjà rendue dans son lit.  Je me bidonne comme jamais.  Mais je n’ai juste pas le courage de le remettre à sa place et de lui dire qu’il peut toujours courrir…

Moi : D’accord, d’accord, une autre fois peut-être…  Bon, bien je pense que je vais aller rejoindre mes amis, là!  Bonne fin de soirée!

Et sur ce, je suis retournée vers mes amis qui fêtaient toujours près du bar, bien sur le party, en train de danser et chanter.  Ce soir-là, nous étions une bonne vingtaine, une des rares fois où presque tout le monde est réunis.  C’était mémorable!

 

Dans un bar, 2h54 février 10, 2008

Classé dans : Le Sexe Opposé, Night's out, Single girl's life — carodefeu @ 5:02

Les premières notes d’une vieille chanson de George Michael se font entendre, un bon vieux slow des années 80, comme on les aime.  Presque instantanément, les couples se fusionnent et dansent tranquillment au rythme de la musique.  Je les regarde, envieuse, empreinte d’une mini-nostalgie du moment, ce qui m’arrive souvent à 2h54 dans un bar. 

Puis une main agrippe mon bras, je me retourne et lui sourit.  C’est exactement ce que je voulais.  Lui.  Danser avec lui sur ce morceau.

Lui : C’est tellement un des meilleurs slow ever, dans le top 5!

Moi : Ooooh oui!  Romantique cul-cul, mais ça fait la job.

Mon corps est maintenant contre le sien et délicatement, il prend mon bras et le place autour de son cou, dans une position bien précise pour qu’il puisse y enfouir son nez, sentir ma peau.  Mes lèvres sont déjà collées sur son cou, c’est toujours là qu’elles se logent quand on danse ensemble.  Une main plaquée dans son dos, je peux sentir ses muscles et au même moment, il rapproche mon corps encore plus près du sien.  Je suis dans ma bulle et je savoure cet instant, car je suis parfaitement consciente de la rareté de la chose.

Lui, à mon oreille : Pourquoi est-ce que tu ne danses jamais avec d’autres gars?

Mon corps de raidit instantanément.  Je relève la tête et sans que je m’en rende compte, mon corps n’est plus tout à fait collé contre le sien.

Moi : Euh…  Parce que ça me tente pas?

Lui : À chaque fois qu’on sort, tu ne rencontres pas de gars, il y en a jamais que tu trouves beau!

Moi (sur la défensive) : C’est pas parce que je ne danse jamais avec des inconnus que j’en trouve aucun de beau! 

Lui : Mais t’es tellement difficile!

Moi : Des beaux gars, il y en a à chaque fois qu’on sort, je les regarde et si je ne vais pas leur parler, c’est parce que ça me tente pas!  Point à la ligne.  J’ai le droit.  Je sors pas nécessairement avec mes amis pour aller cruiser des inconnus, tu le sais!  Je sors parce que je veux avoir du fun avec vous, voilà.

Lui : Pourquoi t’es aussi sur la défensive tout à coup?

Je me rends compte que nous avons presque arrêté de danser et qu’on a l’air d’un couple qui passe un mauvais quart d’heure.  Couple que nous ne sommes pas, tiens-je à préciser.  Mon non-verbal doit être très révélateur de comment je me sens en dedans, car je vois mes amis qui nous regardent avec un drôle d’air.

Moi : Parce que j’hais ça me faire poser ces questions-là…  Est-ce que je suis obligée de cruiser à chaque fois qu’on sort?  C’est quoi, tu penses que parce que je danse de temps en temps avec toi et pas avec d’autres, que tu es le centre de mon univers?

Lui (agacé) : Arrête, je le sais très bien que je suis pas ton centre de l’univers.

Moi (lassée) : Bon.  Alors c’est quoi l’affaire, là?  Pourquoi tu poses toutes ces questions-là?

Lui (mal à l’aise) : Je voulais juste savoir, Caro, je sais pas, ça m’intrigue.  Tu sais ce que je pense de toi et que j’aimerais ça que tu trouves quelqu’un.

Moi : Écoute, c’est juste pas ma priorité de trouver un gars quand je sors avec vous autres.  Et puis je suis pas malheureuse pour autant!

Lui : Je sais bien…

Je soupire.  La chanson est terminée et les gens commencent à se diriger vers la sortie.

Moi : En tout cas…  tu maîtrises l’art de briser le momentum, toi…

Lui (encore plus mal à l’aise) : Je m’excuse, je pensais pas que tu réagirais comme ça.

Je déteste ces moments étranges comme ça.  Le genre de moments déstabilisants qui me virent l’estomac à l’envers et me donnent l’envie folle de prendre mes jambes à mon cou. 

On se regarde tous les deux et on ne sait juste pas trop quoi ajouter.  Il me regarde avec une tendresse qui me fait fondre à tout coup.  J’ai juste le goût de l’embrasser, mais je me retiens.  Il y a une drôle de tension entre nous, le genre de tension typique qui existe entre deux personnes qui sont attirées l’une envers l’autre et qui ignorent comment gérer la chose.  Parce que cette attirance là ne devrait pas vraiment exister.

Moi (d’un ton que je veux assuré) : Bon, sur ce, je pense que je vais fuir.  Bye!

Sans demander mon reste, sans même guetter sa réaction, je fuis littéralement vers le vestiaire.  Je prends mon manteau et me mets dans un coin reculé pour l’enfiler.  Au même moment, je le vois qui se pointe aussi au vestiaire, seul, et qui me cherche du regard.  Je lui tourne alors le dos et continue d’enfiler mon manteau comme si de rien n’était.  J’arrête un moment à la salle de bain pour ajuster mes cheveux et finalement, sort dehors.  J’attends devant l’entrée mes amis qui sont encore à l’intérieur, car je dois aller les reconduire chez eux. 

L’air froid me fait du bien et me replace les esprits.  Mes amis viennent me rejoindre quelques minutes plus tard.  Pas de trace de lui.  On l’attend encore plusieurs bonnes minutes, toujours rien.  Puis finalement, un ami lui donne un coup de fil et on apprend avec un peu de stupéfaction qu’il est déjà chez lui.  Mon coeur fait un bon.  Quoi?  Comment?  Il a réussit à sortir avant moi?

À peine quelques secondes plus tard, mon téléphone sonne.  C’est lui.

Lui : Caro, t’étais où?

Moi : Dehors, devant la porte.  J’attendais les gars.  T’es sorti donc ben vite!  Tu as dû sortir avant moi, car je t’ai jamais vu passer.

Lui : Je me suis dépêché pour te courir après, Caro.  Je voulais te rattraper…

Moi (complètement bouche-bée) : ……

Lui : Je m’excuse pour tantôt.

Moi : Je pensais pas que tu allais partir après moi…  Je sais pas quoi te dire.  Je suis désolée, je pense que je n’aime juste pas parler de ces affaires-là.  Ça me met tout croche. 

Lui : C’est correct…  Je peux comprendre.  Là… tu fais quoi?

Moi : On marche sur Mont-Royal et je vais aller reconduire les gars.  Toi?  Tu dors?

Lui : Je suis dans mon lit depuis genre 10 minutes.

Moi (ricaneuse) : Donc, pas de late night Guitar Hero?

Lui : Hehe non, pas ce soir.

Moi : C’est bon.

On s’échange encore quelques phrases, on rigole, on se taquine puis finalement on se souhaite bonne nuit.  Je raccroche, un sourire aux lèvres.  Jamais un gars n’a couru après moi, les gars m’ont toujours laissé fuir sans jamais essayer de me rattraper.  Bizarrement, je me sens flattée.

En fait, je sais très bien pourquoi je ne danse jamais avec d’autres gars, mais je n’allais certainement pas le lui dire. 

Je ne danse avec personne d’autre parce que c’est avec lui que j’aime danser, ce sont ses mains que j’aime avoir sur ma taille et mes fesses, c’est son odeur que je veux sentir alors que j’enfouis mon nez dans son cou et c’est son rire que je veux entendre alors qu’on se chuchote des stupidités à l’oreille.  C’est du suicide affectif, je le sais très bien.  Mais la vérité vraie c’est ça.  Dur de se l’avouer, mais on dirait qu’on voit plus clair après.

 

Maganée janvier 26, 2008

Classé dans : Night's out — carodefeu @ 5:23

jager_shot.jpg 

Ce matin, je me suis réveillée avec la pire gueule de bois que j’ai jamais eu de ma vie.  Oui oui, vous avez bien entendu, une gueule de bois!  Moi, la fille qui se croyait immunisée à vie contre ce genre de maladie, au dessus de tout ça, eh bien voilà que je suis contaminée.  Julie vous le confirmera : même après la pire des brosses et une courte nuit de sommeil, je suis toujours top shape! 

Sauf que là… ouch!  Je suis l’incarnation parfaite du magané.  Je me suis levée avec un solide mal de tête que même deux Tylenols extra-fort ont eu beaucoup de difficulté à combattre.  Le mal de coeur s’est aussi mis de la partie, tellement que je n’ai rien pu avaler jusqu’à environ 3h de l’après-midi.  Vraiment, il y avait un party dans mon estomac et je me suis tenue tranquille une bonne partie de la journée… en regardant la toilette du coin de l’oeil de temps en temps, hehehe.  Maintenant, je compatis avec tout ceux qui vivent ça à chaque fois qu’ils en virent une!  Mon dieu… j’espère que je vivrai pas ça trop souvent!

Je pense que les coupables de ma gueule de bois sont sans contredis les deux shooters de Jagermeister qu’on a pris au La Tulipe…  Maudit Jager.  Après le deuxième, j’étais bien finie et je n’aurais jamais dû boire le gin tonic que Momo m’a ensuite amené.  Ça m’a carrément achevée.  Mais on s’est tellement amusé hier…  tout le monde était dans l’ambiance, on a déconné et dansé à ne plus avoir de souffle.  C’était le genre de belle soirée improvisée qui se met à déraper avant même qu’on s’en rende compte.  Les meilleures soirées sont toujours celles qu’on avait pas prévues!

La soirée a commencé tôt au Cheval Blanc, fidèles à notre habitude du vendredi soir.  On était une bonne quinzaine, je dirais.  Après 2-3 pintes, on est allé se bourrer la face dans un restaurant grec quelconque, car rendu là, on veut juste manger, on se fout un peu de la qualité de ce qu’on ingère! hehehe  Le La Tulipe nous a ensuite accueilli jusqu’à 3h et je dirais que c’est principalement là que la dérape a eu lieu.  Ça a fait mal.  Et à 3h, comment résister à l’envie de retourner rue Fabre et de jouer à Guitar Hero?  Je suis tellement meilleure saoule à ce jeu…  J’ai même réussi à faire One de Metallica au complet hier, à médium!  Yéééé!  Ceux qui jouent à ce jeu vont comprendre que c’est vraiment une des chansons les plus dures.

Ce soir, je reste tranquille… je viens de me louer 2 DVDs, je vais me cuisiner un petit souper léger et surtout, je vais boire de l’eau!

En tout cas, bref… je regarde la photo de shooter de Jager que je viens de mettre pour accompagné mon billet et maudit… le mal de coeur vient de me reprendre!  Bbbrrrr

 

Finalement… janvier 26, 2008

Classé dans : Night's out — carodefeu @ 4:57

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La mauvaise journée de jeudi s’est très bien terminée!  Tout de suite après le bureau, je suis allée faire le soldes au Carrefour Laval - acheter du linge à rabais a toujours le don de remonter le moral d’une fille! - et sur mon chemin du retour, j’ai reçu un message texte de Momo : “7 à 9 à la Quincaillerie?”  Donc, la soirée s’est déroulée autour de plusieurs pichets de rousse - à 9$ le pichet, faut se gâter - à écouter le match du Canadien et à se pitcher des pretzels.  Moi qui adore pichenotter, je m’en suis donné à coeur joie et j’en ai fait revoler partout!  Ah oui et en pensant, un pretzel gorgé de bière après avoir atterri dans un verre rempli, ben ça goûte pas bon!