La petite neige folle qui tombe aujourd’hui (non mais est-ce que ça va arrêter un jour???), me fait penser à la grosse tempête de samedi et à quel point c’était démentiel dehors. Je sais que tout le monde n’a fait que ça ces derniers jours, parler de la sacré tempête, mais il faut bien que je raconte moi aussi mes péripéties! hehehe
N’importe quel être humain un peu sensé soit-il serait resté chez lui samedi durant la journée, bien peinard, à écouter des vieux films français ou à jouer au Scrabble, au Twister ou bien faire du tricot (ben quoi, ça a l’air que c’est la toute dernière mode, après le scrapbooking!).
Mais moi, moi, la fille qui aime taaaaaaannnnnnnnt l’hiver, qu’est-ce qu’elle est allée faire? Elle s’est dit à 13h, en regardant les 3 maigres flocons qui tombaient, que finalement, la météo s’était trompée, la tempête n’aurait pas lieu et qu’elle accepterait bien une invitation pour aller glisser sur le Mont-Royal. Ben oui, la bonne idée!
Mon ami est venu me chercher autour de 15h et déjà, on sentait le vent se lever et les flocons tomber avec plus d’ardeur, mais bon, c’était pas ça qui allait nous arrêter, non? On avait déjà enfilé nos belles salopettes, pas questions de rebrousser chemin sans avoir fait quelques descentes sur nos super soucoupes de plastique.
De peine et de misère, on a réussit à monter la côte Camilien-Houde pour finalement se rendre compte qu’au sommet de la montagne, c’était l’apocalypse. Courageux comme nous étions, on a quand même décidé d’aller glissé, tant qu’à être déjà sur place! On glissait pendant 15 secondes en bouffant de la neige et ça prenait ensuite 10 minutes pour remonter, tellement il fallait contrer le vent et le maudit grésil qui nous frappait dans le visage, gâchant ainsi mon précieux fonds de teint. On montait la pente avec notre soucoupe dressée devant nous, on était pathétique.
Après 20 minutes de torture, on décide de s’en aller et en voulant sortir du stationnement, la voiture s’embourbe lamentablement dans 2 cm de neige. Maudite glace en dessous. Bref… la joie! On pensait ne jamais pouvoir sortir de la montagne, je m’imaginais déjà grelottante dans la voiture (car on finirait éventuellement par ne plus avoir de gaz pour faire rouler le moteur), on mangerait de la neige, faute d’avoir de l’eau, j’aurais des engelures et je devrais me faire amputer des doigts et des orteils…. Euh, bon je divague un peu, mais bref, c’est vous dire à quel point c’était le blizzard là-haut!
Finalement, on finit par faire bouger la voiture et 45 minutes plus tard, on arrive enfin chez nous. Dire que d’habitude, le trajet prend 15 minutes max, ça vous donne une idée à quel point les rues du Plateau étaient impraticables. Et ça, c’est sans compter sur les bozos qui roulent sur leur 4 flashers… Non mais, pourquoi mettre tes 4 flashers? Pour dire aux autres conducteurs : attention, je roule pas vite, les conditions sont difficiles!!??!!?? J’ai une petite nouvelle pour toi : TOUT LE MONDE roule pas vite, il y a une TEMPÊTE, t’es pas le seul cave pogné dedans. Alors lâche tes 4 flashers nuls et conduit. Fin de la montée de lait.
Peu après notre arrivée, je ressors dehors, affronte la tempête pour aller chercher à souper au coin de la rue (merci Hochelaga pour tes mille et un restos rapides!). Maso vous dites? Vous n’avez rien vu. Plus tard, je suis encore ressortie pour aller me chercher des films… il n’était pas question que je prenne ma voiture ou le taxi pour sortir voir mes amis (qui étaient eux aussi enfermés chez eux), alors ça prenait bien un peu de divertissement pour égayer Caroline en ce samedi soir de tempête. Ça devait bien faire des mois que je n’avais pas passé de samedi soir chez moi… ça fait du bien de temps en temps.
Morale de cette histoire : J’ai survécu!!!