Des fois, je voudrais être italienne, pour savoir faire ma propre sauce tomate, mes saucissions secs, des pâtes fraîches, des desserts mirobolants, connaître tous les petits secrets de la parfaite cuisine italienne, partager des repas gargantuesques en famille lors des occasions spéciales et parler cette jolie langue chantante. Par contre, je laisserais bien de côté les traditions attardées de la communauté (qui veut, entre autre, que les enfants restent chez les parents jusqu’au mariage) et les grosses fesses qui viennent généralement après avoir eu le premier enfant. Hihihi!
Et depuis quelques temps, je voudrais être grecque! Comme quoi on est jamais content de ce qu’on a, hein? Je voudrais aller faire le party chez Mythos le samedi soir avec tous ce que Montréal compte de beaux hommes grecs et boire des shooters d’ouzo avec eux. Je voudrais faire de la aussi bonne bouffe, aussi savoureuse, savoir faire griller les pleurotes pour qu’elles fondent dans ma bouche et frire à la perfection les zuchinis, calmars et aubergines. Faire flamber du fromage salé pour épater mes convives. Et puer l’ail. Câline que c’est bon de l’ail, partout, dans le tzatziki, dans les marinades, PARTOUT!
Hier, je me suis gâtée avec mon amie Maude. Nous sommes allées dans un des meilleurs restaurants grecs, sur Parc, bien sûr (que je n’en vois pas un me dire que les restos grecs de Prince-Arthur sont bons!!! Beurk! Ceux qui disent ça n’ont jamais mangé de la vraie bouffe grecque authentique!) et ça nous a coûté un bras. Mais quel bonheur! Calmars, crevettes géantes, poulet tendre à souhait, beignets au miel et vin blanc. On s’est régalé.
Je suis retournée chez moi en rotant mon souper et je me suis couchée en me disant qu’un des avantages d’être célibataire, c’est qu’on peut avoir mauvaise haleine en paix et s’empester tout seul dans sa chambre, sans avoir honte! Hourra! Quoique si ton chum mange de l’ail lui aussi, j’imagine que l’effet s’annule? Deux négatif ça fait un positif, non?