Quand on troque nos bottes d’hiver et autres bottillons pour nos chaussures, et ce, sans avoir froid aux pieds.
Quand on rentre plein de petites roches dans la maison.
Quand les gants sont rendus facultatifs.
Quand il n’y a plus de tapis de neige sur le balcon et que le BBQ nous fait de l’oeil.
Quand le gros manteau Kanuk prend le bord pour laisser sa place au manteau de lainage plus fin.
Quand on ne tolère plus les maudits sauve-pantalons laids dans la voiture et qu’on a une envie folle de nettoyer toutes traces de calcium laissées par l’hiver.
Quand la pelle est dans la maison et non plus dans le coffre de la voiture.
Quand on ferme le chauffage parce que même en le tenant à 15, il fait trop chaud.
Quand on se fait réveiller le samedi matin parce qu’il y a trop de soleil qui rentre dans la chambre et que les oiseaux crient allègrement.
Quand la table de patio blanche est sortie sur le trottoir, en face du resto La Belle Place, pour accueillir les mêmes 3 clients qui fument à la chaîne, et ce, jusqu’en novembre. Pas que c’est le fun de les voir là à longueur de journée, mais c’est un signe que le beau temps est de retour.
Quand je fais le souper autour de 19h et que le soleil plombe sur le comptoir, illuminant la cuisine au complet. Ça, c’est mon petit moment de bonheur à moi.
Quand mon hibiscus, ce cher Adélard qui a failli mourrir après une attaque de pucerons l’automne dernier, refleuri après un hiver à s’en remettre.
Quand ça sent bon la fraîcheur, cette petite odeur si spéciale du printemps (et non ce n’est pas l’odeur de bouette dont je parle, hihi), cette odeur de renouveau que je respire avec bonheur à chaque fois que je sors du bureau après une journée de travail.
Quand de la fenêtre de mon bureau, je m’étonne à tous les soirs de voir à quel point il fait encore tellement clair à 18h. Cet espoir, cette joie de savoir que la journée n’est pas terminée et qu’on pourra en profiter, même si on travaille plus tard que prévu.
Quand je sors de chez moi à 19h30 un dimanche soir de début avril où il fait un temps magnifique, comme hier, pour aller retrouver quatre copines au restaurant sur Mont-Royal, une bouteille de vin à la main, lunettes fumées me protégeant des derniers rayons de soleil, mes talons claquant joyeusement sur l’asphalte. Que je respire à plein poumons l’odeur du printemps. Que j’anticipe avec joie les rires et les anecdotes que nous allons nous échanger durant ce souper improvisé à la dernière minute.
Quand je passe l’après-midi dehors, à la cabane à sucre, et que le rire est facile.
Quand j’apprends que mes amis ont passé la journée de dimanche sur la terrasse du St-Sulpice au lieu de la passer chez eux en pyjama, à l’intérieur.
Quand il y a plein de monde au Baptiste un jeudi soir, et qu’il y a presque autant de monde dehors en train de jaser et de fumer.
Quand j’écoute du Land of Talk dans ma voiture, le son dans le tapis, les vitres ouvertes et le sourire étampé dans le visage.
Quand j’entends le nouvel album de Vampire Weekend et que j’imagine déjà que ce sera l’album de notre été 2008.
Quand je commence à planifier ce que j’aimerais faire durant mes vacances d’été.
Quand j’ai le goût de rencontrer quelqu’un pour meubler les journées ensoleillées des weekends qui s’en viennent.
J’ai hâââââââteeeeeeeeeeeeeeuuuuuuuuuu