Caro de feu!

Life moves pretty fast, if you don’t stop and look around once in a while, you could miss it.

Un samedi soir dans Hochelaga août 17, 2008

Classé dans : Uncategorized — carodefeu @ 9:00

Voici la parfaite recette pour réussir un samedi soir dans le merveilleux quartier qu’est Hochelaga: 

-          Ma brine, Julie, et son beau chum Rob

-          Des hors-d’œuvres du tonnerre cuisinés par mon moi-même.  Du steak qui est à venir sur le menu.

-          Une bouteille de vin rosé, format 1.5 litre (qui a été précédé par un fantastique rhum & coke, fait avec du Captain Morgan Spiced)

-          Du soleil et de la chaleur

-          Ma terrasse au soleil

-          Une auto qui crisse les pneus pendant au moins 4 secondes, pour essayer de breaker

-          Le bruit d’une auto qui rentre dans une autre

-          Les voisins qui se mettent tous à sacrer en choeur

-          Julie, Rob et moi qui descendons dans la rue, en bons voyeurs que nous sommes, pour aller voir l’accident.  La rigolade est de rigueur lors de la promenade. 

-          Une vieille Accent toute décrissée qui a enfoncé le côté d’une Echo, toute aussi décrissée.  Personne dans la voiture.

-          Des témoins de l’accident qui disent que les coupables se sont enfuit par la ruelle.  Wow, beau délit de fuite!

-          Une sacoche dans la voiture (bravo championne!  On va te retrouver anyway)

-          Une tache brune sur le siège du conducteur.  On dirait du chocolat au lait qui a séché.  Nous sommes médusés.

-          Une témoin de l’incident qui nous glisse à l’oreille que la fille est sortie de la voiture les culottes baissées.  Rob, Jue et moi sommes parfaitement intrigués.  Hein?  Les culottes baissées?  Pourquoi?

-          Une voisine pas de dents qui, du haut de son balcon du 3e, nous dit que la fautive est cachée derrière un garage, dans la ruelle.  Elle la voit.  Jue, Rob et moi accourrons en rigolant.  On se croirait dans Miami Vice!!!

-          La victime – le propriétaire de l’Echo – qui arrive derrière nous en furie.  Il a hâte d’égorger la fille qui se cache derrière le garage.

-          Sept voitures de police qui arrivent dans tous les sens.  On croirait qu’il y a eu un meurtre.  Ou bien il se passait tellement rien dans Hochelaga ce soir-là que toute la gang a décidé de venir se divertir.

-          La fautive, qui est une méchante crackhead, rescapée par un voisin bienveillant, braille en parlant à son cellulaire. Je cite : « Esti je suis dans la marde, ça fait 3 fois que je pogne un accident avec mon char.  Yé fini! ».  Et nous de penser : « Euh…  t’es aussi dans la marde à cause que tu es visiblement gelée, que tu es partie de la scène de l’accident et que la police s’en vient te chercher.  Le char, on s’en câlisse.  T’avais juste à pas rouler à 120 km/h dans une rue résidentielle. »

-          La police qui menotte la fille fautive, la sort de la ruelle et la traîne jusqu’à la voiture de police.  

-       Rob, Jue et moi qui avons les yeux fixés sur la grosse tache brune qui colore son pantalon beige, sur son derrière. Nous réalisons avec stupeur que ce qu’on avait pris pour du chocolat au lait était en fait de la merde.  La fille a chié dans ses culottes!

Alors voici la récit palpitant de notre samedi soir, il y a exactement une semaine.  C’était la première fois que Rob venait chez moi et dieu sait que ce fût divertissant!  Je crois qu’il va vouloir revenir…  Une vie de quartier animée comme ça, ça n’a pas de prix!

 

 

 

 

 

Déprime d’un jour août 17, 2008

Classé dans : Uncategorized — carodefeu @ 3:26

C’est très rare que je suis déprimée.  Pas que je sois immunisée contre ça, bien au contraire, mais je suis d’un naturel positif et même quand il se passe des choses pas trop rigolotes, je me force à garder le moral.  À voir le positif dans tout ça. Je me conditionne que tout va bien aller.  C’est dans ma nature, je crois.  Je n’aime pas m’apitoyer sur mon sort, je n’aime pas le feeling que ça fait.  J’aime mieux me donner deux bonnes claques dans la face et continuer ma route.

Le hic avec ça, c’est que des fois, à force de toujours vouloir être positive, j’oublie de vivre mes vraies émotions : la peine et la déprime, entre autre, lors d’une mauvaise passe.

J’ai vécu beaucoup de rebondissements émotifs dans les dernières semaines et j’ai eu de la difficulté à m’accorder le droit de laisser libre court à tout ce flot d’émotions.  J’ai rationnalisé beaucoup de choses, parce que c’était plus facile ainsi.

Mais aujourd’hui, malgré le fait que j’ai passé une superbe soirée jeudi avec les filles, que j’ai eu au moins 10 fous rires avec Julie vendredi soir et qu’hier, j’ai passé la journée et la soirée à manger, me faire bronzer, boire, rire et me baigner avec une vingtaine d’amis, aujourd’hui dis-je donc, je n’ai juste pas le goût d’être hop la vie.

Aujourd’hui, j’ai le goût de m’ennuyer de lui, parce que ça fait 1 semaine que je ne l’ai pas vu, parce qu’il reste encore une autre semaine sans se voir, parce que je sais qu’il passe des vacances avec elle et qu’il s’amuse sûrement, parce que je sais qu’en septembre je vais déjà le voir beaucoup moins souvent au quotidien, parce qu’il fait beau et chaud, et que je donnerais tellement cher pour passer une journée avec lui, juste une dernière.

Et parce que je n’ai pas encore tout à fait terminé mon deuil de lui.  Voilà, c’est dit.

Et aujourd’hui j’ai aussi le goût de m’apitoyer sur mon sort, parce que des fois, ça fait du bien de pas se conditionner au bonheur, mais bien juste à vivre ce qu’on a envie de vivre.  J’ai pas le goût de parler à personne, j’ai pas le goût de me forcer à sourire parce que ça me tente pas.  J’ai le goût de penser au fait que je suis célibataire, seule et que la compagnie me manque.  Parce qu’à un moment donné, les amis ça ne suffit plus.  Parce qu’à un moment donné, il faut combler ce besoin d’affection qui est indéniablement là et en manque.  Et parce que mes dernières rencontres masculines ont été décevantes et que des fois, je me demande si je vais finir par rencontrer quelqu’un qui va en valoir la peine.

Il n’y a pas juste ça dans la vie, je sais, il y a bien d’autres choses.  Mais là, en ce moment précis, aujourd’hui, j’aurais bien le goût de partager ma journée avec quelqu’un de spécial, parce que ça fait longtemps que ça ne m’est pas arrivé.  Et parce qu’après 1 an et demi sans rencontre spéciale, on vient qu’on a vraiment hâte que ça nous arrive.  J’ai le goût de sortir avec quelqu’un, c’est aussi simple que ça.

Alors aujourd’hui, je m’accorde le droit d’être un peu déprimée.  Parce qu’après tout, je suis humaine et que je peux bien m’accorder une journée de répit.  Ça fait du bien.

 

Le soleil, enfin! août 9, 2008

Classé dans : Single girl's life — carodefeu @ 5:38

Vraiment, il a le parfait timing.  Si j’avais bien besoin d’une seule chose aujourd’hui pour me redonner le goût de sourire, le goût au bonheur et me remettre du pep dans le soulier (espèce d’expression atroce qui m’est venue en tête… allez savoir!), c’était bien de revoir le soleil après autant de jours à le chercher au travers de la grisaille.

C’est vraiment cheesy comme comparaison, mais ces derniers jours je me sentais exactement comme la température : maussade, grise et pas très joyeuse.  Bref, rien qui ne me ressemble vraiment, moi qui ait tellement le sourire facile et qui voit la vie avec un optimisme infatiguable.

Les derniers jours ont été rock’n'roll, en montagne russe et difficiles pour le moral.  Un mauvais moment à passer, en fait, partagé entre des instants de joie intense et d’autrs de profonde détresse.

Mais là, ça va bien :)   On finit toujours par remonter la pente, non?  Faut prendre ça un jour à la fois… la pilule passe alors un peu mieux.

Merci soleil :)