Aujourd’hui, j’ai 28 ans. Eh oui! Depuis 12:12AM, pour être plus précise. Bonne fête à moi, bonne fête à moi, bonne fête bonne fête bonne fête à moi! *clap clap clap*
Non mais, comme tout le monde dit à chaque fois qu’on vieillit d’un an : ça passe trop vite! Il me semble que ma vingtaine a passé d’un trait, tellement qu’on dirait que je viens tout juste d’avoir 21 ans. Ma vingtaine a passé aussi vite que mon adolescense a été longue, ce qui n’est pas peu dire! hihi
Et franchement, jusqu’à présent, je n’aurais pas pu espérer mieux. Plus les années avancent, plus j’ai de plaisir, plus j’ai des amis que j’aime, plus je me sens aimée, plus je suis heureuse, plus je m’écoute moi, moins je m’en fais avec les détails et plus je m’épanouis. Et aussi, plus ça va et plus je fais plus de folies, plus je profite de mes temps libres, plus je vois mes amis pour n’importe quel prétexte et plus je bois d’alcool… euh…
28 ans, donc. Célibataire. Comme à pas mal tous mes anniversaires. C’est fou comment on utilise souvent ce simple mot pour nous définir. Comme quand on dit “Je suis en couple”. Ça nous définit, comme si on était que ça. Une personne seule ou la moitié d’un couple. C’est triste quand on y pense. M’enfin.
Ma fête célèbre toujours l’arrivée de l’été. C’est souvent le premier party de l’année où il fait chaud et beau. Bon, on repassera pour cette année, car c’est sous la pluie que j’ai fêté samedi, mais tout de même, on dirait que ça donne le signal à l’été de commencer et à nos amis qu’à partir d’ici, tous les weekends seront consacrés au BBQ, à la bière maison bien fraîchement sortie du keg, à la piscine, aux après-midis passés à végéter au parc Lafontaine. Et surtout, ça donne le signal à l’ouverture de la saison du balcon dans Hochelaga! Parce qu’il faut dire que j’ai LE Balcon parmi tous les balcons! Balcon avec un B majuscule. Mais bon… je m’éloigne du sujet.
Tout ça pour dire qu’à chaque année, ma fête, c’est toujours réussi. Je sais pas pourquoi, le pire c’est que je n’organise rien vraiment de spécial, on suit la vague, on ne se casse pas la tête, on fait ce dont on a envie. C’est peut-être ça, la recette, après tout.
Ça commence en après-midi au Mondial et ça se termine aux petites heures du matin, à 4h30 cette année pour être précise. On rit, on boit, on rit encore, on goûte à plein de sortes de bières dont on ne se rappelle plus des noms en fin de soirée, on fait des niaiseries, on se fait cruiser par le gars d’un des kiosques, on a un bout de papier avec son numéro au fonds de sa poche, on boit, on embarque dans un taxi, on rit avec le chauffeur, on arrive au resto, on rit avec la serveuse, on mange comme des porcs, on boit, ça coûte un bras, on reprend un taxi, on rit avec le chauffeur, on fait des drunken phone calls, on arrive au bar, on fait plusieurs tournées de shooters et de drinks, on rit, on danse, on fait une demande spéciale au DJ, on crit, on danse encore, on se pend autour du cou d’un mec qu’on aime bien et on se retrouve dehors à 3h du matin, dans la brume.
On termine le tout avec du Guitar Hero, mais on se rend vite compte qu’on est à un stade trop avancé pour aligner les notes les unes après les autres. On quitte l’appartement à 4h30 et on marche sur Fabre, direction Rachel, à la recherche d’un taxi. Le soleil commence à se lever, les oiseaux chantent déjà et c’est tellement humide dehors qu’il y a du brouillard partout. Pas une graine de vent. Silence total. Ça sent bon le gazon après la pluie. Je marche et j’écoute le son de mes talons qui claquent sur le trottoir et je suis émerveillée tellement c’est beau, la rue Fabre sous le brouillard. Je souris et je me dis que je suis heureuse et surtout, chanceuse d’avoir des amis comme les miens qui m’ont fait passé une soirée inoubliable.
Je vous laisse avec une photo prise samedi, le petit regard pétillant

Bonne fête, Caro!!