C’est fou comment je me surprends à être vraiment fière de notre bien-aimée équipe de hockey, ces temps-ci. Comme tout le monde qui suit le hockey le moindrement, j’imagine.
Mais sérieusement, après des années à en baver, à changer de coach, à avoir des supposés bons joueurs qui ne produisaient rien, à endurer l’absence de chimie d’équipe et des fans qui huaient aux matchs, ça fait du bien de voir tout le monde tripper et ne parler que d’une chose : les séries! J’aime ça et j’embarque dans la vague! Faut en profiter pendant que ça passe, non?
Je me rappelle encore comment, à 13 ans, j’ai trippé de voir le Canadien battre les Kings en finale de la coupe Stanley. Je me foutais royalement du jeu, je ne comprenais rien aux règles, mais ma soeur et moi nous délections devant les joueurs qu’on trouvait beaux. Mon père riait de nous deux un petit peu, mettons, hihi.
Et là, je me sens comme en 1993, fébrile et excitée, car pour la première fois depuis longtemps on a vraiment des chances de se rendre loin en série! Avez-vous remarqué à quel point tout le monde, y compris moi, parle à la 3e personne? “On”. Comme si NOUS étions sur la glace, en train de patiner avec les joueurs. Et ça vient tout naturellement. C’est cool, non, cet esprit d’équipe?
Hier soir, j’étais au dépanneur pour m’acheter 2 belles grosses canettes de Saporo (parce que c’est important d’être cocktail durant un match de hockey) et je me suis rendue compte que tout le monde, mais je dis bien tout le monde, passait à la caisse avec de la bière et des chips. Moi y comprise. Pas besoin d’être voyant pour savoir que tout le monde allait écouter le match, hehe.
Je suis allée encourager notre équipe dans le sous-sol du quartier général de la rue Fabre, avec une dizaine d’amis. Avec mon t-shirt de fille du Canadien (Kovalev), ma canette de bière dans une main, une pointe de pizza dans l’autre, et avec les deux buts du Canadien comptés en deux minutes, it doesn’t get any better than this.