Caro de feu!

Life moves pretty fast, if you don’t stop and look around once in a while, you could miss it.

Chanson dans la tête mars 25, 2008

Classé dans : Musique — carodefeu @ 2:14

Ça fait quelques jours que je suis hantée par cette chanson de Band of Horses.  Le genre de chanson qui a l’air de rien au départ, mais qui grandit en soi au fil des écoutes.  Et des paroles qui font réfléchir.

Il n’y a pas de vidéo pour cette chanson, alors cliquez sur le lien, mettez le son dans le tapis et fermer les yeux. 

http://www.youtube.com/watch?v=93OTv6Cjk6U&feature=related

Enjoy.

 

En parlant du loup… mars 24, 2008

Classé dans : Le Sexe Opposé, Single girl's life — carodefeu @ 9:15

Ah ben mausus…

Fallait bien que je publie un billet sur lui pour qu’il se manifeste…  On aura tout vu!

Bon.  Question de vous remettre en contexte.  Je n’ai pas vu Monsieur M depuis début décembre.  Et je ne lui ai pas reparlé – de vive voix ou via message texte – depuis le 28 décembre.  Oui, je sais je suis précise dans les dates, mais que voulez-vous!  Ce genre de conversation, ça reste ancré en soi.  Du moins en moi.  Je suis comme ça, je suis une nostalgique des dates!

J’avoue que j’ai fait des rechutes depuis…  Il m’est arrivé de le texter à 2-3 reprises…  Pas fière de moi, mais bon, des fois le Jager fait faire des choses qu’on regrette par la suite.  Mes amies et moi on appelle ça des “drunken phone calls” ou des “drunken messages“.  On est pas mal passées expertes dans cet art, je vous dirais. 

Inutile de vous dire que je n’ai jamais je n’ai eu de réponse à mes textes.  Il a tenu son bout.  À moins qu’il ait rencontré quelqu’un, ce qui peut très bien arriver, on s’entend.

Inutile aussi de vous dire que je pense encore à lui, aux soirées dans les bars à se dévorer des yeux et aux nuits qui s’ensuivaient.  À son corps, à sa façon de me faire savoir que j’étais à lui.  Mon dieu, jamais personne ne m’a fait sentir aussi désirée que lui.  Mais bon… passons.

Ces temps-ci, j’ai encore plus pensé à lui.  Parce que je suis seule un peu côté sentimental et parce que auparavant, Monsieur M était toujours là, à la rescousse, lorsque j’avais besoin de me coller, de dormir sur une épaule, de me faire booster mon ego.  Son silence me pèse un peu et je déteste m’avouer qu’il me manque.  Même si je sais que c’est pour le mieux.  Je m’en porte beaucoup mieux depuis, j’ai défait mes oeillères et j’évalue mes options.

Et ce soir…

M texte : Whats up?

 

Caroline = 1 / Femme de 40 ans = 0 mars 24, 2008

Classé dans : Night's out, Single girl's life — carodefeu @ 9:02

**Ceci est un texte vintage, tiré d’un événement qui a eu lieu début décembre si je me souviens bien.  J’avais fait un brouillon de texte puis l’avait abandonné, car quelques jours après cette soirée avec Monsieur M, une mini-controverse a éclaté à son sujet, entre une copine et moi.  Je vous épargne les détails, mais ce ne fût pas très joli et notre amitié en a pris une claque (mais c’est réglé depuis, ne vous en faites pas).  Maintenant que la poussière est retombée et que ma relation avec Monsieur M fait partie du passé, j’ai le goût de vous faire partager cette petite tranche de vie croustillante!**

Samedi soir, après un souper bien arrosé à ma trattoria préférée, Il Piato Pieno - ou mieux connue sous le nom de Piano-Panier dans mon groupe d’amis – je suis sortie au Rouge rejoindre ce cher Monsieur M.  Oooooooh que ouiiiii.  Après plus d’un mois d’absence et de rendez-vous ratés, nous avons finalement réussi à nous retrouver à la même place, au même moment.  Enfin, un regain de croustillant dans ma vie!  C’est toujours bon de retrouver M; c’est le confort, la complicité, mais jamais la routine.  L’imprévu règne.  Avec lui, je ne sais jamais à quoi m’attendre et je pense que c’est une des raisons pour lesquelles mon désir est toujours aussi incontrôlable à son égard.  Mais enfin…

Il est tard, autour de 2h du matin, lorsque je le rejoins au bar.  En me faufilant dans la foule compacte, je l’aperçois enfin et comme à chaque fois, je me surprends à quel point il a le don de bien paraître sans trop en faire.  Bien sûr, il y a son charisme légendaire et son regard inimitable, mais en plus, M a le don de s’habiller de façon simple et de bon goût.  Jamais rien pour impressionner la galerie, mais tout de même efficace.  Jeans qui lui font des fesses d’enfer et chandail en fin lainage noir, manches longues, passé par dessus un t-shirt noir.  En plus, une barbe de deux jours.  Ouch.  À 35 ans bien sonnés, mais en paraissant facilement cinq de moins, M est littéralement le seul gars en haut de 30 ans qui me fasse autant d’effet. 

Un ami que je ne connais pas l’accompagne ce soir-là et, bien entendu, il y a quelques filles à gauche et à droite, qui ne semble pas faire partie de leur groupe d’amis, mais avec qui M et son ami discutent distraitement.  Pour annoncer mon arrivée, je me glisse derrière M qui s’exerce à quelques rares pas de danse, colle mon ventre contre ses fesses et me laisse aller au même rythme que lui.  M tourne alors les yeux vers moi et son visage s’éclaire d’un sourire sincère, nos lèvres s’effleurent puis c’est l’accolade.  Avec un air coquin, les yeux plantés dans les siens, je lui prends son verre des mains et avale une gorgée de son vodka soda.  Beurk, trop fort.  Je commande un gin tonic au barman.  On jase un peu, on se colle, on danse.  Rien de déplacé, juste du bon vieux flirt.  On a jamais grand chose à se dire, tout se passe dans l’attitude, je dirais.

Quelques minutes plus tard, je sens un regard insistant et tourne la tête.  Une femme nous regarde avec insistance, accoudée au bar aux côtés d’autres personnes.  Je peux presque sentir sa jalousie me souffler au visage.  Elle est très jolie, je dois l’avouer, une belle grand brune, mince.  Je lui donne dans la fin trentaine environ, dur à dire parfois à cet âge.  J’apprendrai plus tard qu’elle a 40 ans et qu’elle est dentiste à Granby.  Un bon parti pour toi, dis-je à M avec un clin d’oeil.  Il hausse les épaules et marmonne quelque chose d’inintelligible.  Je n’ose pas lui dire qu’à 40 ans, elle est un peu veille pour lui faire les enfants dont il rêve.

À chaque mouvement que M fait vers moi, j’essuie un regard assassin de la Dentiste.  C’est qu’elle est féroce on dirait!  Tranquillement, elle profite du fait que je discute avec quelqu’un d’autre pour se rapprocher de M.  Elle lui susurre à l’oreille.  Son non-verbal veut tout dire.  La façon dont elle bouge la tête, son rire, ses mains baladeuses.  Elle est en mode flirt, big time.  J’ai le sentiment qu’ils se sont déjà rencontrés auparavant ou du moins, qu’il se sont rencontrés en tout début de soirée, car ils ont l’air familiers.  Puis soudain, sans crier gare, elle passe les bras à son cou et l’embrasse.  Je lève un sourcil, surprise et amusée.  Tiens tiens, j’ai de la compétition ce soir et c’est ouvertement que ça se passe!  Wooooohhoouuu!

Je guette la réaction de M.  Bien entendu, il se laisse faire et met ses mains sur les hanches de la Dentiste.  Je souris et je me dis que dans le fonds, il faut bien qu’un jour il trouve quelqu’un avec qui faire sa vie.  Et moi aussi par le fait même.  On sait tous les deux qui lui et moi, on n’est pas fait pour être ensemble.  J’ai fait la paix avec ça il y a bien longtemps.  Alors si la Dentiste fait son affaire, pourquoi est-ce que je ferais du trouble?

Le reste de la soirée passe rapidement.  M partage son temps entre la Dentiste et moi, n’oubliant jamais de venir faire son tour à intervalles réguliers.  Sans oublier non plus son fameux signature move.  Cette cuisse de joueur de hockey qu’il a le don de venir glisser gentilment entre mes deux jambes, pour me soulever de terre.  Juste un peu.  Juste assez pour me montrer ses intentions, me signifier qu’il me désire. 

À 3h15, la Dentiste est encore pendue après M et il ne semble pas près de la repousser.  Je juge alors que j’ai été assez patiente et je vais chercher mon manteau au vestaire.  Je me traite de niaiseuse dans ma tête.  Pourquoi est-ce que j’attendrais une minute de plus dans l’espoir qu’il me ramène à la maison au lieu d’elle?  C’est clair qu’il va la choisir, ça fait déjà une demi-heure qu’il lui parle et en plus, elle a l’air d’une vraie sangsue.  De toute façon, s’il ne veut pas que je parte, ce sera à lui de me retenir! 

Je m’étonne moi-même de ne ressentir aucune déception à l’idée de retourner toute seule chez moi, de simplement prendre ma voiture et de m’en aller, sans plus.  Pourtant, j’avais tellement envie de le voir ce soir-là et malgré celà, j’étais en paix avec le fait qu’il en préfère une autre.  Il ne me doit rien et je ne lui dois rien non plus.  J’imagine que c’est la beauté de notre relation, si on peut appeler ça comme ça.

Étonnement, il reste encore beaucoup de gens dans le bar malgré l’heure tardive, personne ne semblait être vraiment pressé de sortir pour aller greloter dehors.  J’enfile mon manteau, redresse fièrement les épaules, dis aurevoir à l’ami de M (qui essait désespérément de me faire comprendre qu’il voudrait bien me revoir) et file vers M qui a encore la Dentiste collée à lui.  Je lui fais mon plus beau sourire, hoche la tête et lui souhaite de passer une belle soirée tout en l’embrassant sur les deux joues.  Je le vois surpris pendant une seconde, puis il arbore un air de profonde indifférence, fidèle à son habitude de ne pas montrer ses émotions.  Polie comme je suis, je prends même la peine de dire aurevoir à la Dentiste qui me lance un regard foudroyant sans même prendre la peine de me répondre.  J’étouffe un rire et me dirige vers la sortie.

Dehors, il fait un froid de canard et je marche d’un pas rapide vers ma voiture, stationnée pas très loin de là, sur Coloniale.  Alors que je roule en voiture sur Sherbrooke, je reçois un message texte.

M texte : Well, that was fast!

Moi texte : Oh well, you were very busy ;)

M texte : Where are you?

Moi texte : In my car, nearby.

M texte : Meet me in Verdun? 

Moi texte : Deal.

VICTOIRE!!!!!!!!!!

Cette nuit est la dernière que nous avons passée ensemble.  Sûrement notre dernière à vie, même.  Who knows?  Je dois dire que les événements qui ont suivi m’ont fait remettre en question beaucoup de choses, en particulier ce que je ressentais pour lui et comment notre relation affectait ma vie de façon négative.  Depuis, nous avons bouclé la boucle, nous avons mis les choses au clair entre nous – du moins je le crois - et je me sens beaucoup plus légère.  Ça fait du bien de faire un ti-peu de ménage de temps en temps, de passer à autre chose.  Mais reste qu’il va toujours rester mon Mr. Big à moi!  L’homme inaccessible.

 

Vision du passé II mars 22, 2008

Classé dans : Le Sexe Opposé, Single girl's life — carodefeu @ 4:43

Cette semaine, alors que je me remémorais à quel point ma vie sentimentale est d’un ennui mortel ces temps-ci (ma fréquentation des dernières semaines étant kapout), je me disais que c’était souvent à ce moment-là que je recevais un coup de fil ou un email surprise d’une personne quelconque, dont j’avais oublié l’existence.  Dans le passé, ça s’est très souvent passé comme ça.  Comme le vieil adage le dit, ça arrive toujours au moment où on s’y attend le moins!

Hier, je me connecte à mon compte Réseau Contact (haha eh oui!  I’m back!  C’est un moyen comme un autre de rencontrer, non?) et que vois-je?  Un message du gars dont je parlais ici, il y a quelques mois de ça.  Le gars que je n’avais pas vu depuis des années et qui m’avait apparu comme ayant vraiment mal vieilli.  J’avais été traumatisée par cette vision!  Je préfère cent fois mieux garder en tête le souvenir du beau gars de 25-26 ans de l’époque.  Celui chez qui j’avais été sonné un beau dimanche d’été et qui m’avait ouvert la porte, superbe avec ses cheveux mouillés par la douche, sentant bon le parfum d’homme.  Il avait passé rapidement un jean et un t-shirt qui laissait deviner son corps musclé de nageur.  En prime, il me faisant un sourire des plus craquants. 

Quand j’ai vu son message dans ma boîte aux lettres, mon coeur n’a fait qu’un bond.  En prime, il avait inclus sa photo…  Mon dieu, une super belle photo, un gros plan sur son visage.  On ne dirait pas que c’était le même gars que j’ai croisé il y a des mois.  Je l’avais peut-être croisé lors d’un bad hair day ou un lendemain de veille, qui sait?  On a tous nos jours où on fait dur.  Bref, sur la photo, il est magnifique avec ses yeux verts, ses cheveux châtains et sa barbe de 3 jours.  J’ai chaud.  Mon coeur palpite.  Mon imagination se met à aller à 100 miles à l’heure.  Il veut reprendre contact.  My God! iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii

À l’époque, j’étais vraiment accrochée, pour ne pas dire presque obsédée par le mec.  Faut dire que j’étais très impressionnable dans le temps et jamais je n’étais sortie avec un gars aussi beau, aussi populaire, aussi jet set.  En plus, il était brillant, cultivé et avait une carrière enviable.  Ça me complexait presque, je le trouvais tellement hot, je ne comprenais pas ce qu’il pouvait bien trouver à une fille comme moi, fraîchement partie de chez ses parents, naïve et sans aucune expérience.  Il m’amenait avec lui au Gogo Lounge et là-bas, tout le monde le connaissait.  Il y mettait les pieds et devenait le centre d’attraction. 

On ne s’est pas vu souvent, peut-être 3-4 fois maximum.  Ensuite il est parti pour 1 an à l’étranger pour faire sa maîtrise.  À son party d’aurevoir, auquel j’avais été invitée, j’avais eu le coeur brisé de le voir entouré de dizaines et de dizaines d’amies qui étaient toutes pâmées après lui.  Je me demandais comment j’allais faire pour ne pas le voir pendant 1 an, il allait tellement me manquer!  hahahaha  Ayoye…  J’y repense et je ris…  C’est fou comment plus jeune, on se jetait à coeur et corps perdus dans des relations sans lendemain, on se piétinait le coeur presque intentionnellement.  Aujourd’hui je repense à comment j’étais à cet âge, comment je ressentais les choses et parfois, avec nostalgie, j’aimerais ça retrouver encore cette légèreté.  Retrouver les années avant les coups durs, avant les relations plus destructrices.  Il me semble que je suis rendue lourde, émotivement parlant.  M’enfin.  Ça s’est une autre histoire (ou une autre psychanalyse, c’est selon).

Je lis donc les quelques lignes qu’il écrit dans son message, il se souvient clairement de moi, d’il y a 4 ans et souhaite reprendre contact.  Toute excitée, je lui écris quelques lignes bien choisies, soigne mes tournures de phrases, laisse planer le mystère un peu.  Puis, je clique sur le bouton “Envoyer” et je hurle de rage en voyant le message qui apparait devant mes yeux. 

Désolé : le membre ********* a retiré son inscription au Réseau Contact.

Nooooooooooooooooooooooooooon!!!!!  AAAAAAAAARRRRRRRRRGGGGGGGGGHHHHHHHHHHH   Tabarn*k!!!!!!!!!  Il pouvait pas attendre que je lui réponde avant de fermer sa maudite fiche?  Gggggrrrrr  Beau pétage de bulle!!!

 

Travailler fort mars 18, 2008

Classé dans : Pêle-Mêle — carodefeu @ 8:53

Ouf!  Les 2-3 dernières semaines ont vraiment été rock’n'roll… au bureau je parle.  Dans la vie, c’est relaxe, tout se passe bien, pas de grandes montagnes russes, les petits trucs habituels, quoi.  Mais au travail, c’est une autre paire de manches…

Je suis rentrée au bureau samedi – en partie pour donner l’exemple, car j’avais des gens qui travaillaient pour moi – et aussi parce que j’avais vraiment besoin de reprendre le dessus.  Palpitant, n’est-ce pas?  Ouep, disons que j’aurais passé mon samedi après-midi autrement!  Résultat, une belle grosse semaine de 50 heures, la joie!  Surtout que je suis pas payée pour l’overtime, mais ça… c’est une autre histoire.

Et depuis lundi, c’est la folie aussi… je rentre à 7h30 et quitte à la même heure, 12h plus tard.  Ouach et re-ouach.  Une chance que ça dure juste cette semaine – du moins je me croise les doigts – pendant que ma collègue est en vacances et que je m’occupe de ses projets.

Après une journée pareille, rien de mieux que de revenir chez soi à 20h, complètement brain dead, sortir son souper du frigidaire (bravo à moi-même pour avoir vigilé des petits soupers faciles pour toute la semaine) et s’installer devant sa télé pour écouter Dancing with the Stars ou American Idol.  J’ai bien dit que j’étais brain dead, non? 

J’ai déjà hâte à la fin de semaine de 3 jours! iiiiii Ça va faire du bien!  Surtout que j’ai déjà des plans.  Vendredi soir, on va troquer notre fameuse soirée au Cheval Blanc pour faire un cours privé d’escalade, en gang, on va être une dizaine.  Depuis le temps que j’ai le goût d’essayer, je suis contente d’avoir enfin trouvé des gens qui sont motivés!  Et samedi soir, souper avec 30 personnes dans un grec infecte de la rue Duluth (parce que c’est le seul genre de place qui acceptent les groupes de 30 ET où on se fera pas regarder croche parce qu’on va parler fort, rire et être saouls), avec trop de bouteilles de vin et conclusion au La Tulipe avec du Jagermeister.  Ça va être laid.

 

Entendu lors de la parade de la St-Patrick mars 16, 2008

Classé dans : Pêle-Mêle — carodefeu @ 4:14

Ceci serait à classer sous le libellé “Drunk People”, si j’avais une catégorie de la sorte… hehehe.

Je marchais sur Ste-Catherine cet après-midi, la parade de la St-Patrick venait tout juste de se terminer.

(Parenthèse ici : la parade, c’est vraiment, mais alors là vraiment, n’importe quoi.  Il y avait des Ukrainiens dans la parade, avec leur propre char allégorique, des danseuses traditionnelles et tout et tout.  Je cherche encore le lien.  Aidez-moi!)

C’était la pagaille dans les rues, des gens saouls partout, la plupart déguisés, certains lançant des balles de neige aux policiers sensés calmer la foule et d’autres bien fiers de boire leur canette de bière, cachée dans un sac en papier brun.  Il y avait un amoncellement de déchets sur les trottoirs et dans les rues.  C’était quasiment une course à obstacles.  Bref, on riait bien, c’était un spectacle en soi!

À un moment donné, on croise deux itinérants qui s’engueulent joyeusement et qui se lancent des insultes à qui mieux mieux.  Ils sont jeunes, dans la vingtaine et n’ont pas oublié de se déguiser pour l’occasion.  Bien saouls, ils arborent fièrement le vert et des chapeaux grotesques.  Un des deux se met soudainement à traiter l’autre de “cunt”, plusieurs fois et s’assurant que tout le monde autour entende.  L’autre se met alors à rouspéter et à gueuler encore plus fort, pas trop content de l’insulte. 

Je me mets à rire, car voir deux gars de traîter mutuellement de “cunt”, je trouve ça assez rigolo.  C’est l’insulte suprême!  Juste en avant de nous, un couple se met à parler des deux itinérants et de ce qu’ils viennent d’entendre.

Madame : Je me demande bien ce que ça veut dire ça, “cunt”, j’ai jamais entendu ça avant, mais ça sonne comme quelque chose de vulgaire.

Monsieur : Oui on dirait bien que c’est une insulte.

Madame : Mais ça veut dire quoi, tu penses?

Monsieur (réfléchissant) : Hummm… c’est sûrement un synonyme d’épais.

V et moi éclatons de rire en arrière d’eux et on se lance un regard complice.  “Cunt” veut donc dire “épais”…  My God.  C’est gens-là ont aucune idée.  J’en ris encore!

 

Survivre à la tempête mars 12, 2008

Classé dans : Loisirs, Pêle-Mêle — carodefeu @ 3:39

La petite neige folle qui tombe aujourd’hui (non mais est-ce que ça va arrêter un jour???), me fait penser à la grosse tempête de samedi et à quel point c’était démentiel dehors.  Je sais que tout le monde n’a fait que ça ces derniers jours, parler de la sacré tempête, mais il faut bien que je raconte moi aussi mes péripéties! hehehe 

N’importe quel être humain un peu sensé soit-il serait resté chez lui samedi durant la journée, bien peinard, à écouter des vieux films français ou à jouer au Scrabble, au Twister ou bien faire du tricot (ben quoi, ça a l’air que c’est la toute dernière mode, après le scrapbooking!).

Mais moi, moi, la fille qui aime taaaaaaannnnnnnnt l’hiver, qu’est-ce qu’elle est allée faire?  Elle s’est dit à 13h, en regardant les 3 maigres flocons qui tombaient, que finalement, la météo s’était trompée, la tempête n’aurait pas lieu et qu’elle accepterait bien une invitation pour aller glisser sur le Mont-Royal.  Ben oui, la bonne idée!

Mon ami est venu me chercher autour de 15h et déjà, on sentait le vent se lever et les flocons tomber avec plus d’ardeur, mais bon, c’était pas ça qui allait nous arrêter, non?  On avait déjà enfilé nos belles salopettes, pas questions de rebrousser chemin sans avoir fait quelques descentes sur nos super soucoupes de plastique.

De peine et de misère, on a réussit à monter la côte Camilien-Houde pour finalement se rendre compte qu’au sommet de la montagne, c’était l’apocalypse. Courageux comme nous étions, on a quand même décidé d’aller glissé, tant qu’à être déjà sur place!   On glissait pendant 15 secondes en bouffant de la neige et ça prenait ensuite 10 minutes pour remonter, tellement il fallait contrer le vent et le maudit grésil qui nous frappait dans le visage, gâchant ainsi mon précieux fonds de teint.  On montait la pente avec notre soucoupe dressée devant nous, on était pathétique.

Après 20 minutes de torture, on décide de s’en aller et en voulant sortir du stationnement, la voiture s’embourbe lamentablement dans 2 cm de neige.  Maudite glace en dessous.  Bref… la joie!  On pensait ne jamais pouvoir sortir de la montagne, je m’imaginais déjà grelottante dans la voiture (car on finirait éventuellement par ne plus avoir de gaz pour faire rouler le moteur), on mangerait de la neige, faute d’avoir de l’eau, j’aurais des engelures et je devrais me faire amputer des doigts et des orteils….  Euh, bon je divague un peu, mais bref, c’est vous dire à quel point c’était le blizzard là-haut! 

Finalement, on finit par faire bouger la voiture et 45 minutes plus tard, on arrive enfin chez nous.  Dire que d’habitude, le trajet prend 15 minutes max, ça vous donne une idée à quel point les rues du Plateau étaient impraticables.  Et ça, c’est sans compter sur les bozos qui roulent sur leur 4 flashers…   Non mais, pourquoi mettre tes 4 flashers?  Pour dire aux autres conducteurs : attention, je roule pas vite, les conditions sont difficiles!!??!!??  J’ai une petite nouvelle pour toi : TOUT LE MONDE roule pas vite, il y a une TEMPÊTE, t’es pas le seul cave pogné dedans.  Alors lâche tes 4 flashers nuls et conduit.  Fin de la montée de lait.

Peu après notre arrivée, je ressors dehors, affronte la tempête pour aller chercher à souper au coin de la rue (merci Hochelaga pour tes mille et un restos rapides!).  Maso vous dites?  Vous n’avez rien vu.  Plus tard, je suis encore ressortie pour aller me chercher des films…  il n’était pas question que je prenne ma voiture ou le taxi pour sortir voir mes amis (qui étaient eux aussi enfermés chez eux), alors ça prenait bien un peu de divertissement pour égayer Caroline en ce samedi soir de tempête.  Ça devait bien faire des mois que je n’avais pas passé de samedi soir chez moi… ça fait du bien de temps en temps.

Morale de cette histoire : J’ai survécu!!!

 

Petite phrase grande de sens mars 8, 2008

Classé dans : Réflexions — carodefeu @ 2:06

Je viens tout juste de terminer le film “Into the Wild”, le dernier de Sean Penn.  Le rythme est lent et le film est long, mais ça faisait longtemps qu’un film avec si peu de dialogue et de si belles images m’avait autant amenée à réfléchir.  Je vous épargne le résumé de l’histoire, vous irai louer le film si ça vous dit.

À la toute fin du film, le personnage principal, au bout de son long voyage solitaire, écrit une note dans un livre qu’il est en train de lire.  La note, c’est celle-ci : Happiness is only real when shared

Calvaire, ça ma jeté par terre.  J’ai eu les larmes aux yeux pendant quelques secondes, parce que c’est tellement vrai.  On a beau apprécier la solitude, reste que les relations humaines nous nourrissent énormément et notre bonheur en dépend beaucoup plus qu’on le pense.  

Sur ce, je m’en vais glisser sur le Mont-Royal et je vais partager ce petit moment de plaisir avec quelqu’un que j’aime bien.

 

Le small talk mars 7, 2008

Classé dans : Le Sexe Opposé, Single girl's life — carodefeu @ 12:19

Si vous me demandiez quelle aptitude sociale j’aurais aimé avoir dans ma vie, je vous répondrais sans hésiter que j’aimerais ça exceller dans l’art du small talk.  Je suis vraiment, mais alors là vraiment, la plus mauvaise à ce niveau.

Le small talk est tellement nécessaire que ça me purge d’être incapable de le faire!  C’est vraiment le summum pour mettre l’autre à l’aise, ça permet de briser la glace avec un inconnu, de gagner des points en ayant l’air sympathique au premier abord et aussi de faire rigoler l’autre avec une petite phrase pleine d’esprit.

J’ai une copine qui est vraiment maître dans l’art du small talk et je donnerais cher pour être comme elle, je crois.  L’autre jour, j’en discutais justement avec une autre amie et on la jalousait – gentilment bien sûr.  Cette fille trouve toujours quelque chose de drôle, de cute, de gentil à dire à un gars qu’elle rencontre dans un bar, dans une soirée, au restaurant.  On la voit toujours rire et faire rire, tout en gardant une classe à toute épreuve et un “cute factor“.  She’s likeable, diraient les anglais.  Elle sait mettre à l’aise les gens avec une simple phrase et discuter de tout et de rien, avec la légèreté la plus naturelle qui soit.

Résultat?  Elle a ce charisme, cette facilité d’approche et de discussion qui fait que les gens veulent en savoir plus sur elle.  Elle n’est jamais célibataire bien longtemps.  Je ne dis pas que le small talk est la raison principale de son succès, mais laissez-moi vous dire que ça facilite les rencontres pas mal, selon ma théorie.

Et moi dans tout ça?  Discuter de tout et de rien?  Euh…  J’ai beaucoup de choses à dire sur beaucoup de sujets, je peux vous parler des heures de musique, de films, d’actualités, de culture, et même des trucs aussi plates que la logistique, le système manufacturier, les avions et tout et tout.  J’ai un opinion sur tout, j’aime aussi le remettre en question, écouter les autres et je ris tout le temps.   J’ai toujours de quoi à dire.  Mais parler avec légèreté avec un inconnu?  Ça, je sais pas faire.  Quelqu’un peut me donner des trucs?

 

Quand on veut sortir… on peut! mars 5, 2008

Classé dans : Night's out — carodefeu @ 1:34

Avant que j’oublie – car c’est le genre de truc qui passe à la postérité – je dois raconter un coup dont je suis particulièrement fière…  Vous savez, quand il y a un événement que vous ne voulez pas manquer, mais que vous avez un soudain conflit d’horaire qui ne vous enchante pas du tout?  Eh bien voilà, ça m’est arrivé il y a de ça quelques semaines.  C’était durant la première semaine de février.  Oui oui je sais ça fait un bout, ne me lapidez pas! hahaha  J’avais juste jamais le temps de finir ce sacré texte!

Mon patron a demandé aux cadres (dont je fais partie) d’aller souper un certain jeudi soir pour parler business.  D’habitude, ça veut dire bon resto (souvent sur St-Laurent), bonne bouffe, bon vin et le tout sur le bras du boss.  Jamais très amusant, puisque la conversation tourne autour du marché immobilier, les clients et tout autre bla bla bla de bureau.  Bref, le seul plaisir que j’ai est de m’enfiler martini après martini et de ne pas regarder le montant de la facture finale. J’ai accepté l’invitation sur le champ sans réfléchir trop trop, n’ayant rien de mieux à faire ce soir-là.

Mais soudain, paf, une invitation à souper circule pour la fête à mon cher ami Coco!  Un souper relativement intime, nous serions à peine dix de ses plus proches amis (considérant que d’habitude, on est toujours 30 dans des soupers de fête).  Et ô joie, toutes les personnes avec qui je m’entends le mieux seront là.  L’endroit?  Le restaurant la Milsa, charmant resto brésilien qui sert des grillades à volonté.  Ça faisait super longtemps que je voulais y aller, car j’en avais entendu beaucoup parlé et comme toute bonne fan de viande, eh bien, j’en salivais déjà.  Quand?  Jeudi soir.  Jeudi???  Shit…  Et je suis déjà bookée.  Re-shit.

Je suis au bureau quand je réalise mon soudain conflit d’horaire.  Mon cerveau travaille vite vite vite.  J’ai presque de la fumée qui me sort du derrière de la tête.  Il faut trouver une solution!  Je ne peux PAS manquer la fête à Coco.  C’est tout simplement inacceptable!  On va bien manger, on va rire, on va boire, ça va être le party et en plus, c’est dans un restaurant qui me tente.  Je ne peux juste PAS me faire à l’idée que pendant que MOI, je serai en train de parler avec un air sérieux d’affaires et de ventes avec mon patron, EUX seront à moitié saouls en train de rire, de parler fort et de manger de la viande grillée.  Je veux y être!!!  Quite à perdre des points auprès de mon boss en le décevant de la sorte.  Si vous connaissiez mes amis, vous aussi voudriez être avec eux ce fameux jeudi soir et PAS avec votre boss!

Le petit hamster dans ma tête court vite et finalement, je prends mon courage à deux mains pour aller parler aux autres collègues invités.  Avec un bel air de mal à l’aise, je leur explique mon conflit d’horaire tout en faisant bien attention d’exagérer la chose.  Je suis d’habitude excellente pour convaincre les gens et les mettre de mon bord, alors vous pouvez être sûre que j’ai mis le paquet : le souper était planifié depuis des semaines… bla bla bla…  j’avais complètement oublié… je ne peux pas manquer ça… bla bla bla… ce sont les 30 ans de mon ami (hahaha bullshit il a eu 34!)… tout le monde va être là… c’est un gros événement et patati et patata!

Mes gentils collègues ont accepté que je change l’horaire du souper, que j’en parle au patron pour voir ses autres disponibilités.  Vendredi soir?  Booké déjà.  Jeudi ou vendredi midi?  Bookés aussi.  Finalement mon boss me dit : j’ai jeudi matin de libre, pour déjeuner, 8h.  Et voilà, me dis-je!  Parler d’affaires au déjeuner, ça se fait, non?  Avec deux oeufs bacon et du café. On l’a déjà fait par le passé et pourquoi pas une autre fois?  

Seul hic, mes collègues sont tous sauf matinaux – ils arrivent au bureau autour de 9h30 tous les matins – alors pour eux être au resto à 8h le matin est un exploit.  Je suis certaine de me faire crucifier sur place lorsque je leur demande si le changement d’horaire leur convient et……. non c’est à ne pas y croire, ils acceptent!  HOURRA!  Je me rappelle encore à quel point mon coeur s’est rempli de joie quand j’ai pu répondre à Coco que je serais de la partie!

Inutile de vous dire que la soirée fût des plus mémorables… le genre de soirée où on se dit que ça fait des lunes qu’on a pas eu autant de fun.  L’expérience au restaurant a été super et on s’est carrément gavé de viande, on roulait presque au milieu des litres de vin vides.  Ensuite, direction McKibbins, sympathique pub situé juste en face du restaurant.  Nous avons chanté en choeur avec les 2 musiciens qui étaient là le soir et qui jouaient toutes les chansons que l’on voulait, j’ai fait un show de danse avec Marie et une inconnue, on s’est enfilé des shooters de Jagermeister et des Irish Car Bombs (j’ai pas pu finir le mien, trop de Guinness, et Momo m’en veut encore au simple souvenir du Bailey’s caillé dans la bière… quel gaspillage!) et on a fini par avoir mal aux joues à force de chanter et de rire.

Résultat?  J’ai dormi 4h cette nuit là et je suis rentrée au bureau le lendemain avec un sale gueule de bois.  C’est très rare que ça m’arrive durant la semaine, mais lorsque l’occasion s’y prête, c’est priceless.  Et est-ce que j’ai regretté de ne pas avoir été souper avec mon boss?  Ooooohhhh que non!