Caro de feu!

Life moves pretty fast, if you don’t stop and look around once in a while, you could miss it.

Le hockey chez Serge février 27, 2008

Classé dans : Night's out — carodefeu @ 4:15

Il y a quelques temps déjà, je marchais sur St-Laurent avec mon bon ami Leder et notre regard s’est curieusement accroché à l’enseigne du bar “Chez Serge”.  Serge?  Quel nom horrible!  Et pour un bar, c’est un peu bizarre, c’est comme “Chez Roger”, un bar avec un nom de mononcle mais ô combien cool. 

Après avoir fait un peu de recherche sur internet, j’ai découvert que ce fameux Serge était en fait un genre de mini-Centre Bell, une place où aller voir le hockey sur des méga écrans géants HD, boire de la Molson Ex et manger du popcorn.  Nice!  En plus, les proprios sont les mêmes que le fameux Gogo Lounge, qui fût un temps ma 2e maison tellement je me tenais souvent là-bas.  Et au Gogo, le party lève tout le temps (il n’est pas rare de voir les clients danser sur les chaises en plastique rouge, sur le comptoir du bar et de voir les barmaids / barmen accoutrés de costumes ridicules).  Je me suis donc dit que si les proprios avaient appliqué la même recette gagnante Chez Serge, eh bien que nous allions sûrement passer une bonne soirée!

Et mon feeling était le bon!  Samedi soir dernier, Leder et moi avons donc décidé de nous pointer là pour le match entre nos Canadiens et Columbus.  Honnêtement, je ne savais pas trop à quoi m’attendre, si la place allait être bourrée d’ivrognes ou de gars bien saouls criant comme des perdus contre les arbitres.  Rien de tout ça mes amis!  La place était pleine.  Que du beau monde cool, hip, typique Mile End, pas d’attitude, très amical – nous avons fait la connaissance de plusieurs personnes durant le match et tout le monde était ultra sympathique. 

Et le bar en tant que tel?  Wow!  Tout rappelle le hockey, mais avec une touche design très intéressante.  Les murs sont rouges et au centre du bar, le mur est tapissé d’un tapis de gazon qui monte ensuite sur le plafond, pour redescendre de l’autre côté.  Très hot comme effet!  Chandelier rouges au plafonds, jolies banquettes et fauteuils confortables, joli éclairage et tabourets zébrés le long du bar.  Sans oublier les 8 écrans HD (parfaitement placés aux endroits stratégiques) et l’énorme écran projecteur au fonds de la salle.  En plus, le nec plus ultra c’est que durant les pauses publicitaires et les entractes, un DJ est là pour nous divertir et les barmaids dansent sur le comptoir, au grand plaisir de ces messieurs!  Parce qu’on s’entend qu’une barmaid qui danse sur un comptoir, c’est pas très excitant pour une fille.  En fait, j’avais même le goût d’aller me joindre à elles.  hihihihi

Je ne pensais jamais avoir autant de plaisir à regarder une partie de hockey dans un bar!  Seul hic, ils ne servent que de la Molson Ex…  Au moins, ils sont aussi toute une panoplie de bouteilles de fort.  Et du popcorn gratuit.  La fan de popcorn en moi s’est pitché sur un bol comme la misère sur le pauvre monde.

En plus… si vous êtes une jolie jeune fille célibataire…  il y a vraiment des beaux gars là-bas!  Et très peu de filles donc… peu pas presque pas de compétition. hihihi  Ouf…  Et l’ambiance se prête parfaitement au flirt gentil et amical. 

Ah oui!  Et à la fin du match, les barmaids se promenaient avec une bouteille d’Absolut et versait le precieux liquide dans la bouche des partisans… gratuitement!

J’ai déjà hâte d’y retourner!

 

Coup de chance! février 24, 2008

Classé dans : Pêle-Mêle, Single girl's life — carodefeu @ 9:41

Samedi matin, alors que V et moi nous promenions dans Villeray à la recherche d’un restaurant pour déjeuner, sous le soleil qui nous chauffait la couenne, j’ai aperçu du coin de l’oeil un 25 sous sur le trottoir.  Ne me demandez pas pourquoi, mais j’ai vraiment l’oeil pour repérer les cennes à terre.  Que ce soit une simple cenne noire (qui est brune en réalité… pourquoi est-ce qu’on s’entête à appeler ça une cenne noire?  Go figure!), un 10 sous ou un 25 sous, je les repère TOUS et je m’empresse toujours de les ramasser.  Bah… pas que je pense sérieusement me rendre riche avec ça, mais juste par superstition.   Parce que je me suis toujours fait dire que de trouver une pièce de monnaie sur le sol apportait la chance.  Je ne peux tout simplement pas m’empêcher de les ramasser, de les enfouir soit dans ma sacoche ou dans ma poche de jeans.  Bien sûr, il ne faut jamais dépenser une cenne de chance!  hihi  On la fout quelque part mais surtout PAS dans notre porte-feuille. 

Je m’exclame donc devant le 25 sous qui m’appelle et j’empresse V de le ramasser et de faire un voeu.  Il me regarde d’un drôle d’air et je lui explique ma théorie twit de fille qui ne veut pas avoir l’air trop niaiseuse devant sa date mais qui réussit quand même royalement à avoir l’air d’une illuminée.  Anyhow.  On rigole un peu en se disant que ce 25 sous pourrait très bien servir à nous payer 2-3 frites écrapoues au casse-croûte du coin.

La même journée, le soir venu, je rejoins V au Rouge et devinez quoi?  Je ne ramasse pas un, pas deux, mais bien TROIS 25 sous à terre!!!  J’en ai même repéré 2 autres au pieds d’un mec qui attendait au bar, mais comme je ne voulais quand même pas devenir la folle aux 25 cennes, j’ai laissé tomber et je me suis dit que quelqu’un d’autre se chargerait de ramasser sa chance.  Parce que quand même, trois 25 sous de chance en une soirée, c’est vraiment un sacré paquet de chance, non?  Et si c’était un signe?  Et si quelque chose de bien s’en venait?  Me semble que je suis dû.

 

Résolution février 24, 2008

Classé dans : Réflexions — carodefeu @ 12:35

La vie est trop courte pour se faire chier.  Je le dis souvent, à tout le monde, mes amis, collègues et moi-même.  C’est important de se rappeler cette petite phrase plein de vérité de temps à autres.

La vie est trop courte pour se faire chier en couple, au travail ou avec ses amis.   Quand le ratio chiant versus bonheur est devenu disproportionné, il est temps de passer à autre chose ou de trouver une solution au problème.  Rester dans sa merde, ce n’est jamais une solution et jamais je ne tolèrerai ça pour moi ou mes amis qui me sont chers.  C’est juste inacceptable et c’est lâche.  J’avoue que souvent, ce n’est pas facile de travailler à implanter la solution ou de passer à autre chose, mais c’est un mal nécessaire.

Ça fait plusieurs semaines que j’y pense.  J’ai bien fait quelques démarches depuis quelques temps, sans grand résultat mais aussi jamais sans grand sérieux.  Pas le goût de me forcer tout simplement, parce que j’étais encore relativement bien.  Mais là, ça y est, le quota est atteint et je vais carrément appliquer ma philosophie de la vie.  J’ai fait tout ce que j’ai pu pour changer les choses ou mieux les digérer, mais rien n’y a fait.  Je me fais chier, c’est officiel depuis vendredi.  Je vais donc prendre les grands moyens.

Je l’écris ici parce qu’à chaque fois que je vais me décourager, ne pas avoir le goût de faire des efforts pour améliorer mon sort, je vais revenir lire ce texte et je vais me rappeler à quel point je suis vraiment à bout et qu’il est temps de faire quelque chose.

Encore une fois, la vie est trop courte pour se faire chier.  Do something!

 

One night? février 20, 2008

Classé dans : Le Sexe Opposé, Night's out, Single girl's life — carodefeu @ 3:00

Samedi soir, au La Tulipe (mon dieu, on est tellement tout le temps rendus là, ça a juste pas de sens), un gentil garçon vient me chercher pour aller danser.  Il est, quoi, autour de 2h30?  C’est déjà une rareté qu’un gars m’aborde dans un bar – je les intimide, apparemment… et il faut aussi dire que je suis toujours entourée de ma horde d’amis constituée principalement de gars – mais qu’il soit relativement cute, c’est encore plus un exploit.

Bref, on jase un peu et il m’avoue m’avoir remarquée dès le début de la soirée, mais que c’est seulement maintenant qu’il a le courage de m’aborder.  Il dit qu’il me trouve vraiment jolie, il est poli dans son approche et je suis flattée.  Pour une fois qu’un gars ne m’abordent pas à coup de grandes claques dans le dos ou en me collant sauvagement pour aller danser!  Ça fait changement!

À date donc, tout se passe pour le mieux, c’est très cool.  Son nom?  Jeremy.  Mignon.  Il me prend par la main et m’entraine sur la piste de danse.  Étonnement, il bouge plutôt bien et la chanson est bonne, rythmée.  On se sourit, on se colle un peu, je suis gênée et réservée, le regard qui fuit parfois, comme toujours dans ce genre de situation.  Je dois avouer que je suis rarement à l’aise instantanément avec des inconnus.

Puis, après 2 minutes de danse :

Lui : Embrasse-moi.

Moi : Euh… quoi?

Lui : Embrasse-moi.

J’éclate de rire et lui lance un regard amusé.

Moi : Mais pourquoi? 

Lui : Parce que je te trouve très jolie et que j’ai le goût de t’embrasser!

Moi : Mais ça fait même pas 5 minutes qu’on se connait!

Il hausse les épaules.

Lui : Et ça change quoi?

Moi (un peu prise au dépourvu) : Eh bien… je sais pas… je trouve ça vite un peu, non?  Il me semble qu’il faut que tu le mérites, ton baiser… hihihi

Lui (rieur) : Le mériter? 

Moi (amusée) : Ben oui!  C’est quoi, tu penses que toutes les filles frenchent les gars après 5 minutes?

Lui : J’aime pas vraiment suivre des règles… je suis non-conformiste!

Moi : Aaaaaaaaaaaahhhhhh!

Lui : Toi, tu es une traditionnaliste on dirait?

Moi : My God, tellement pas!  Hahahaha!  Je suis pas juste pas une fille si facile que ça, c’est tout.

Lui : Non traditionnaliste…  Tu dois donc être une adéquiste, toi? hahaha

Moi (outrée et amusée à la fois) : Pffffff!  Ouash non!!!  Jamais! hahahaha c’est quoi le rapport?

Lui : Bah, rien!  J’étudie en politique alors je ramène souvent tout à ça, hehe.

Je hausse un sourcil et j’esquisse un petit sourire en coin.

Moi : Eh bien…  Désolée, mais je ne t’embrasserai pas ce soir ;)

Surtout qu’il était saoul et empestait la bière, l’idée de faire pénétrer ma langue dans sa bouche me repoussait passablement. 

Lui : Tu viens souvent ici?

Moi : Euh… relativement, oui.

Lui : Moi aussi, pas mal tout le temps les samedis.

Moi : Aaaahhh… cool.

Lui : Je vais être honnête avec toi, j’ai vraiment le goût de coucher avec toi…  Je te ramènerais bien chez moi. La prochaine fois qu’on se voit, ça serait le fun, non?  En tout cas, j’ai bien l’intention de t’en reparler et de te le demander quand on se reverra.

J’éclate spontanément de rire devant autant de confiance en lui.  Comme si j’étais déjà rendue dans son lit.  Je me bidonne comme jamais.  Mais je n’ai juste pas le courage de le remettre à sa place et de lui dire qu’il peut toujours courrir…

Moi : D’accord, d’accord, une autre fois peut-être…  Bon, bien je pense que je vais aller rejoindre mes amis, là!  Bonne fin de soirée!

Et sur ce, je suis retournée vers mes amis qui fêtaient toujours près du bar, bien sur le party, en train de danser et chanter.  Ce soir-là, nous étions une bonne vingtaine, une des rares fois où presque tout le monde est réunis.  C’était mémorable!

 

Foutue chanson dans ma tête février 20, 2008

Classé dans : Musique — carodefeu @ 2:22

Ce matin, je me suis levée avec cette chanson dans ma tête : http://www.youtube.com/watch?v=TP-NZKsx7xo

Bien sûr me direz-vous, c’est normal que je l’ai dans la tête puisque je l’écoute presqu’à tous les soirs, chez moi.  Que voulez-vous, le nouvel album d’Editors est à tombé par terre, je vous l’ai déjà dit.  The most underrated group on earth as we speak.

Et là, milieu d’après-midi, la chanson est encore en sourdine dans ma tête et ne veut tout simplement pas s’arrêter!  C’est bien beau tripper sur une toune, mais l’entendre jouer pendant plusieurs heures, c’est une allée simple vers l’écoeurantite! 

Ma bonne amie Julie a bien essayé de me l’enlever en me chantant sur MSN : ”Lundi matin, le roi, sa femme et son petit prince sont venu chez moi, pour me serrer la pince…”, rien n’y fait.  Même cette chanson ignoble et ô combien contagieuse n’a pas pu faire taire Editors!  Sûrement que si elle me l’avait chantée au téléphone avec sa voix stridente, ça aurait marché.  Mais là, j’ai encore et toujours ces paroles (jolies, au moins) à la tête :

These thoughts I must not think of /Dreams I can’t make sense of /I need you to tell me it’s okay

 

Ça sent le printemps! février 18, 2008

Classé dans : Pêle-Mêle — carodefeu @ 4:41

Avez-vous remarqué que les journées rallongent?  J’ai soudainement remarqué ça la semaine dernière…  Quand tu penses qu’il est juste 3h30, mais qu’en réalité il est déjà 5h, c’est que la clareté recommence à se pointer le bout du nez! iiiiiiiiiiiiiii  Est-ce qu’il y a juste moi d’excitée?  Le printemps arrive tranquillement pas vite, c’est la lumière au bout du tunnel!  Hier après-midi, je gambadais presque sur Saint-Viateur, mon café latte du Olympico à la main, ça sentait bon l’hiver qui tire à sa fin.

On dirait qu’après les quarante-douze tempêtes de neige, tous les matins / soirs que j’ai passé à déblayer mon auto, à gratter mon pare-brise, à me déprendre des bancs de neige et à balayer la neige sur les vingt marches de mon escalier, je mentirais si je disais que j’étais fâchée de voir ça fondre tranquillement au soleil, comme aujourd’hui. 

J’ai vraiment pété ma coche la semaine passée lors de la xième tempête de neige.  Moi qui chiâle rarement sur les tempêtes – parce que j’adore conduire dans la neige, j’ai un plaisir fou avec mon auto manuelle – j’ai vraiment atteinds mon quota hivernal.  Diagnostic : écoeurantite.  Plus capable, c’est fini, j’ai hâte de revoir l’asphalte et d’entendre les oiseaux piailler dans les arbres.  Ouep! 

Tout ce que je veux c’est que la neige sur mon balcon disparaissent, pour que je puisse aller y passer mes dimanches après-midi, que je puisse pitcher mon gros Kanuk au bout de mes bras, oublier mes bottes d’hiver pour les prochains 9 mois à venir et mettre mes mags sur ma voiture.  Yeeessssssss!

 

Note to self #2 février 15, 2008

Classé dans : Réflexions, Single girl's life — carodefeu @ 11:31

Il me semble que j’ai déjà écrit ici une Note to self #1 (ça concernait Monsieur M je crois), donc voici la #2.  Plus importante celle-là, car c’est une Note to self / Leçon de vie.

Caro, Caro, Caro, ma belle Caro, quand est-ce que tu vas finalement apprendre que quand un gars te considère son numéro 2, eh bien que tu vas tout le temps rester son numéro 2 et jamais être promue LA numéro 1?  T’as pas eu assez de l’apprendre une fois à la dure il y a de ça 3 ans, ben non, une leçon c’était pas assez, ça t’en prenait une autre.  Tête dure!  Pourquoi est-ce que tu as tendu la joue gauche?  Ben coudonc, tu dois aimer ça te faire niaiser!

Il faudrait peut-être que tu te raisonnes enfin que des exceptions dans la vie, ben ça arrive pas souvent et c’est pour ça qu’on appelle ça des “exceptions à la règle générale”, parce que 99.9% du temps, ben c’est la règle générale qui s’applique.

Je sais que tu as une imagination débordante, que tu adores te bâtir des scénarios, que tu aimes rêver en couleur, te faire une vie dans ta tête, que tout ça arrive à te rendre débordante de joie et de bonheur, mais Caro, Caro, Caro… c’est PAS la vraie vie!!!

Redescends de ton nuage, ça presse.  En fait, t’en es déjà descendue, ça a été un ti-peu dur à l’atterrissage, mais c’est correct.  Là, l’important c’est de rester là, les deux pieds bien ancrés sur terre.  Et tout va bien aller.

 

La St-Valen quoi? février 14, 2008

Classé dans : Single girl's life — carodefeu @ 2:39

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Eh oui!  Encore une fois c’est la fête des amoureux.  J’ai toujours trouvé ça épais comme fête, comme si on avait besoin d’un prétexte pour se dire qu’on s’aime et faire un souper romantique.  J’imagine que la St-Valentin a été inventé par des couples qui avaient une vie tellement plate qu’ils ont eu l’idée d’inventer une journée où ils auraient un peu de piquant, par obligation.

J’ai fêté combien de fois la St-Valentin déjà?  Huuummmm… quoi, deux fois?  J’ai toujours eu des chums à l’automne et ça chiait toujours à l’hiver.  Bizarre hein quand on y pense?  Alors des 14 février version célibataire, ça me connait!  Et savez-vous quoi?  Je dirais même que j’aime presque ça…  Je me suis bâti une petite routine qui me plait bien et je me surprends même à avoir hâte à cette soirée avec mon moi-même.

D’habitude, ça se passe comme suit : j’arrive du bureau en ce fameux soir de la St-Valentin et je me sers un verre de St-Raphaël doré.  Je sais je sais, c’est une boisson de grand-mère mais je trouve ça TELLEMENT bon!  Ça goût de sirop d’érable, mais qui saoule.

Ensuite, je me commande la bouffe, souvent le genre de choses que je ne me permet pas très souvent de manger.  D’habitude, c’est de l’asiatique bien gras, de la friture en masse et pas grand légumes.  Ça vient en tites boîtes de carton bien charmantes et je mange ça avec des baguettes, dans mon salon, confortable.  Juste avant, j’avais bien pris soin d’aller me louer un film ou deux, mais ce soir, ça sera sûrement la saison 2 d’Entourage (c’est un genre de Sex and the City, mais pour les gars et avec des gars).  Et là, avec mon verre de St-Raphaël, mon souper take out et mon film, je me dis : criss, chu ben!

Comme dirait ma bonne amie Carole, ce sont les soirées par excellence pour “arroser sa fleur”, se gâter et se faire plaisir.  Pourquoi se priver juste sous prétexte qu’on a personne avec qui partager?  

Alors à tous les célibataires qui trouvent qu’ils font pitié aujourd’hui, qui s’ennuient, qui ont de la peine de voir tous les couples déambuler main dans la main, je comprends votre solitude, mais réjouissez-vous!  Imaginez la chance que vous avez!  Faut voir le positif dans son célibat, parfois, non?  Pas de compte à rendre à personne, vous faites ce que vous voulez, quand VOUS le voulez, vous pouvez passer toutes les soirées de la semaine avec vos amis si ça vous chante, il n’y aura personne pour vous critiquer, vous pouvez roter et péter dans l’appart sans dégoûter l’être aimé si sensible, vous n’avez pas de soupers plates avec la belle-famille, vous pouvez vous laisser trainer dans l’appart et ne pas faire la vaisselle pendant une semaine et en plus, ô joie, vous n’avez pas à dépenser 200$ ce soir en souper et en cadeaux.  Non mais, faut en profiter, car qui sait, vous serez peut-être en couple l’année prochaine à pareille date? ;)

 

Entendu rue St-Hubert février 10, 2008

Classé dans : Uncategorized — carodefeu @ 5:13

Samedi soir ou plutôt à 3h30 dimanche matin, devant une énorme poutine au smoked meat que je partage avec Lui.  Il y a aussi un smoked meat sandwich qu’on a commandé comme “à côté”.  My God…  Je vois juste pas comment on va réussir à manger tout ça.

Moi (la bouche pleine) :  C’est fou à quel point à chaque fois que je mange du smoked meat, je capote!  J’en mange pratiquement jamais et je devrais tellement en manger plus.

Lui : Dans le fonds, c’est bon que t’en manges pas trop souvent, hehe.  C’est pas nécessairement ce qu’il y a de plus amaigrissant!

Moi (m’engouffrant une autre grosse bouchée) : Je sais bien…  Mais tsé, je mets le smoked meat dans la même catégorie que les côtes levées.  Je me rappelle jamais du goût, j’ai rarement des cravings de ça, ça m’excite pas plus qu’il faut.  On dirait que j’oublie que ça existe jusque à temps que j’y regoûte et là, paf!  C’est la révélation!  Une explosion de saveurs dans ma bouche et je me demande comment j’ai fait pour vivre sans ça pendant aussi longtemps?  Ça t’arrive jamais de capoter de même pour de la bouffe?

Lui (riant de moi) : Euh…. non.  T’es bizarre, ma brine!

Moi : Bon… donne-moi donc une bouchée de ton sandwich, là!

 

Dans un bar, 2h54 février 10, 2008

Classé dans : Le Sexe Opposé, Night's out, Single girl's life — carodefeu @ 5:02

Les premières notes d’une vieille chanson de George Michael se font entendre, un bon vieux slow des années 80, comme on les aime.  Presque instantanément, les couples se fusionnent et dansent tranquillment au rythme de la musique.  Je les regarde, envieuse, empreinte d’une mini-nostalgie du moment, ce qui m’arrive souvent à 2h54 dans un bar. 

Puis une main agrippe mon bras, je me retourne et lui sourit.  C’est exactement ce que je voulais.  Lui.  Danser avec lui sur ce morceau.

Lui : C’est tellement un des meilleurs slow ever, dans le top 5!

Moi : Ooooh oui!  Romantique cul-cul, mais ça fait la job.

Mon corps est maintenant contre le sien et délicatement, il prend mon bras et le place autour de son cou, dans une position bien précise pour qu’il puisse y enfouir son nez, sentir ma peau.  Mes lèvres sont déjà collées sur son cou, c’est toujours là qu’elles se logent quand on danse ensemble.  Une main plaquée dans son dos, je peux sentir ses muscles et au même moment, il rapproche mon corps encore plus près du sien.  Je suis dans ma bulle et je savoure cet instant, car je suis parfaitement consciente de la rareté de la chose.

Lui, à mon oreille : Pourquoi est-ce que tu ne danses jamais avec d’autres gars?

Mon corps de raidit instantanément.  Je relève la tête et sans que je m’en rende compte, mon corps n’est plus tout à fait collé contre le sien.

Moi : Euh…  Parce que ça me tente pas?

Lui : À chaque fois qu’on sort, tu ne rencontres pas de gars, il y en a jamais que tu trouves beau!

Moi (sur la défensive) : C’est pas parce que je ne danse jamais avec des inconnus que j’en trouve aucun de beau! 

Lui : Mais t’es tellement difficile!

Moi : Des beaux gars, il y en a à chaque fois qu’on sort, je les regarde et si je ne vais pas leur parler, c’est parce que ça me tente pas!  Point à la ligne.  J’ai le droit.  Je sors pas nécessairement avec mes amis pour aller cruiser des inconnus, tu le sais!  Je sors parce que je veux avoir du fun avec vous, voilà.

Lui : Pourquoi t’es aussi sur la défensive tout à coup?

Je me rends compte que nous avons presque arrêté de danser et qu’on a l’air d’un couple qui passe un mauvais quart d’heure.  Couple que nous ne sommes pas, tiens-je à préciser.  Mon non-verbal doit être très révélateur de comment je me sens en dedans, car je vois mes amis qui nous regardent avec un drôle d’air.

Moi : Parce que j’hais ça me faire poser ces questions-là…  Est-ce que je suis obligée de cruiser à chaque fois qu’on sort?  C’est quoi, tu penses que parce que je danse de temps en temps avec toi et pas avec d’autres, que tu es le centre de mon univers?

Lui (agacé) : Arrête, je le sais très bien que je suis pas ton centre de l’univers.

Moi (lassée) : Bon.  Alors c’est quoi l’affaire, là?  Pourquoi tu poses toutes ces questions-là?

Lui (mal à l’aise) : Je voulais juste savoir, Caro, je sais pas, ça m’intrigue.  Tu sais ce que je pense de toi et que j’aimerais ça que tu trouves quelqu’un.

Moi : Écoute, c’est juste pas ma priorité de trouver un gars quand je sors avec vous autres.  Et puis je suis pas malheureuse pour autant!

Lui : Je sais bien…

Je soupire.  La chanson est terminée et les gens commencent à se diriger vers la sortie.

Moi : En tout cas…  tu maîtrises l’art de briser le momentum, toi…

Lui (encore plus mal à l’aise) : Je m’excuse, je pensais pas que tu réagirais comme ça.

Je déteste ces moments étranges comme ça.  Le genre de moments déstabilisants qui me virent l’estomac à l’envers et me donnent l’envie folle de prendre mes jambes à mon cou. 

On se regarde tous les deux et on ne sait juste pas trop quoi ajouter.  Il me regarde avec une tendresse qui me fait fondre à tout coup.  J’ai juste le goût de l’embrasser, mais je me retiens.  Il y a une drôle de tension entre nous, le genre de tension typique qui existe entre deux personnes qui sont attirées l’une envers l’autre et qui ignorent comment gérer la chose.  Parce que cette attirance là ne devrait pas vraiment exister.

Moi (d’un ton que je veux assuré) : Bon, sur ce, je pense que je vais fuir.  Bye!

Sans demander mon reste, sans même guetter sa réaction, je fuis littéralement vers le vestiaire.  Je prends mon manteau et me mets dans un coin reculé pour l’enfiler.  Au même moment, je le vois qui se pointe aussi au vestiaire, seul, et qui me cherche du regard.  Je lui tourne alors le dos et continue d’enfiler mon manteau comme si de rien n’était.  J’arrête un moment à la salle de bain pour ajuster mes cheveux et finalement, sort dehors.  J’attends devant l’entrée mes amis qui sont encore à l’intérieur, car je dois aller les reconduire chez eux. 

L’air froid me fait du bien et me replace les esprits.  Mes amis viennent me rejoindre quelques minutes plus tard.  Pas de trace de lui.  On l’attend encore plusieurs bonnes minutes, toujours rien.  Puis finalement, un ami lui donne un coup de fil et on apprend avec un peu de stupéfaction qu’il est déjà chez lui.  Mon coeur fait un bon.  Quoi?  Comment?  Il a réussit à sortir avant moi?

À peine quelques secondes plus tard, mon téléphone sonne.  C’est lui.

Lui : Caro, t’étais où?

Moi : Dehors, devant la porte.  J’attendais les gars.  T’es sorti donc ben vite!  Tu as dû sortir avant moi, car je t’ai jamais vu passer.

Lui : Je me suis dépêché pour te courir après, Caro.  Je voulais te rattraper…

Moi (complètement bouche-bée) : ……

Lui : Je m’excuse pour tantôt.

Moi : Je pensais pas que tu allais partir après moi…  Je sais pas quoi te dire.  Je suis désolée, je pense que je n’aime juste pas parler de ces affaires-là.  Ça me met tout croche. 

Lui : C’est correct…  Je peux comprendre.  Là… tu fais quoi?

Moi : On marche sur Mont-Royal et je vais aller reconduire les gars.  Toi?  Tu dors?

Lui : Je suis dans mon lit depuis genre 10 minutes.

Moi (ricaneuse) : Donc, pas de late night Guitar Hero?

Lui : Hehe non, pas ce soir.

Moi : C’est bon.

On s’échange encore quelques phrases, on rigole, on se taquine puis finalement on se souhaite bonne nuit.  Je raccroche, un sourire aux lèvres.  Jamais un gars n’a couru après moi, les gars m’ont toujours laissé fuir sans jamais essayer de me rattraper.  Bizarrement, je me sens flattée.

En fait, je sais très bien pourquoi je ne danse jamais avec d’autres gars, mais je n’allais certainement pas le lui dire. 

Je ne danse avec personne d’autre parce que c’est avec lui que j’aime danser, ce sont ses mains que j’aime avoir sur ma taille et mes fesses, c’est son odeur que je veux sentir alors que j’enfouis mon nez dans son cou et c’est son rire que je veux entendre alors qu’on se chuchote des stupidités à l’oreille.  C’est du suicide affectif, je le sais très bien.  Mais la vérité vraie c’est ça.  Dur de se l’avouer, mais on dirait qu’on voit plus clair après.