Depuis environ deux mois, je suis de retour au gym! Eh oui, c’est fait, l’abonnement est payé pour l’année alors j’ai pas ben ben le choix d’y aller… Ouf, ça rime! haha
J’essaie d’y aller deux fois par semaine, trois fois quand j’ai pas de vie sociale, mais plus souvent qu’autrement, ça tourne autour d’une fois trois quart… ouep… La fin de semaine, entre le simili-lendemain de veille et le ménage qui attend, c’est pas toujours facile de trouver la motivation pour aller se trotter le popoton sur une machine elliptique… Mais je dois par contre avouer que je suis tout de même très fière de moi, car malgré tout, je fais mon ti-programme au complet et je vois déjà des résultats! Yééééé! J’ai découvert plein de muscles dont j’ignorais l’existence! Le gym m’éduque.
La beauté d’aller au gym régulièrement réside aussi dans le fait où on devient peu à peu familier avec les autres utilisateurs. Semaine après semaine, on observe les autres du coin de l’oeil, car de toute façon il n’y a pas grand chose d’autre à faire entre deux séries que de reluquer ses voisins de benchs. À chaque fois, je me réjouis des gens qui m’entourent. Je trouve toujours ça très drôle de voir la madame de 38 ans, mais qui a l’air d’en avoir 46 - abus de salon de bronzage – avec ses cheveux remontés comme si elle s’en allait danser, sa petite camisole moulante, ses seins qui veulent en sortir et son corps… euh… son corps mou qu’elle essait tant bien que mal de raffermir. Bien entendu, il y a aussi les madames et les monsieurs normaux, comme moi, qui ont toujours l’air un peu fou lorsqu’on manipule les poids libres ou les grosses machines à poulies. On a beau essayer, on deviendra jamais des “vrais”.
Par “vrais” – mon mot fétiche, tout le monde le sait – j’entends par là les fameux culturistes. Oooohhh que oui! Et à mon gym, ils sont par centaines. Mon gym est comme la mecque du supplément de protéines en poudre, une sorte de secte des culturistes, la secte des pectoraux en camisole et de la démarche avec les bras écartés du corps. Et qui dit culturiste, dit corps difformes. Et le plus beau spécimen de tous est une personne dont il m’a été vraiment difficile de déterminer le sexe! Appelons-la donc l’homme-femme.
Je l’ai vu pour la première fois sur le stair master. Pas le typique stair master qui consiste principalement à marcher sur des pédales en ayant l’impression de monter des marches. Non, le VRAI stair master, des vrais escaliers que tu montes sur une méchante grosse machine. L’homme-femme était en pleine action sur la machine, concentré à mort et suant à grosses gouttes. Les cheveux très courts, le visage masculin, pas de poitrine en vue, juste d’énormes cuisses. Énormes, je vous dit. Quand c’est rendu que tes cuisses se font confondre avec des dindes Butterball, il me semble que c’est le temps d’arrêter, non?
Bref, l’homme-femme est TOUJOURS sur le stair master. À chaque fois que je vais au gym, peu importe la journée – et mes horaires sont plutôt random, aucunement réguliers – il/elle est là, fidèle au poste, en train de suer ses cuisses butterball sur le stair master. Et quand je termine mon programme, une heure plus tard, souvent l’homme-femme est encore là. Sérieusement, c’est rendu que je rigole à chaque fois que j’arrive au gym et que je l’aperçois, c’est juste trop ridicule! Et je me rends compte que je ne suis pas la seule à penser ça, car j’entends souvent des commentaires de gens ou des regards curieux.
Et là, la réponse à la question que vous vous posez tous : est-ce un homme et une femme? C’est resté longtemps un mystère pour moi! Je vous le dis, je n’ai jamais pu le déterminer avant de la croiser dans le vestiaire des femmes… Je suis tombée face à face avec elle et j’ai fait un saut, je pensais qu’un homme avait fait une intrusion dans le vestiaire des filles… jusqu’à temps que j’aperçoive un semblant de brassière au niveau de sa simili-poitrine… Ouf, le choc! Non mais, comment est-ce qu’on en arrive à un tel culte du corps? Est-ce que ces gens-là se trouvent beaux?
En tout cas, maintenant je sais quoi faire comme exercice si jamais un jour le goût me prenait d’avoir des cuisses grosses comme mon torse!