Caro de feu!

Life moves pretty fast, if you don’t stop and look around once in a while, you could miss it.

L’Halloween et le Jagermeister… octobre 28, 2007

Classé dans : Night's out — carodefeu @ 11:06

jagermeister.jpg 

Résultat… ouf…  L’Halloween de cette année restera définitivement marquée dans mon esprit.  Non mais, quel party…  Et quel “après” party! haha  Pénible ce matin!  Quatre heures de sommeil dans le corps et une gueule de bois ce matin, ça fait mal! 

Hier soir, c’était le traditionnel party d’Halloween chez Simon et Mélanie, dans leur charmante petite maison.  À chaque année, c’est LE party à ne pas manquer et il réunit tous les amis avec lesquels j’ai le plus de plaisir à boire, rire, déconner et faire la fête.  Vous pouvez donc vous imaginez à quel point j’avais hâte à cette soirée, et je n’ai pas été déçue!  Au plus fort de la fête, nous devions être pas loin de 35 personnes, toutes déguisées sans exception.  Le plus amusant dans ce party, c’est que mon groupe d’amis est très – et j’insiste sur le très – motivé lorsque vient le temps de se costumer…  Personne ne fait les choses à moitié!  On laisse notre orgueil sur le pas de la porte, on entre dans la maison en sachant très bien que nous aurons tous l’air ridicule dans nos costumes et en se disant aussi que finalement, le ridicule ne tue vraiment pas!

Je n’étais pas très originale cette année côté costume, je suis allée dans le réchauffé, en m’inspirant d’un Halloween années 80 qu’on avait fait il y 2 ans.  Jupe de cuir lacée sur le devant (bbbrrrr je vous le dis c’est horrible), leggings léopard, veste de cuir pas de manches et méga perruque noire, frisée, qui me donnait le look de la chanteuse Cher, version 1987.  Sans oublier le maquillage outrageux.  Bref, je n’étais aucunement désirable! haha 

Quant à ma brine, Julie, qui m’accompagnait était, disons… sexy?  haha  Sexy n’était pas vraiment le mot dans son cas, car Julie était plus sexy que nature en “Naughty French maid“, donc en mini-robe, décolleté plongeant et bien sûr, les bottes noires, glossy finish, lui allant jusqu’aux cuisses… Ouch!  Les gars ne pouvaient pas s’empêcher de baver en regardant ses jambes longues de 6 pieds et les filles lui jetaient des regards foudroyants! hahaha

Bien vite, le party a levé, les bouteilles de bières vides se sont accumulées et les verres à shooters sont tranquillement sortis de leur cachette.  Puis, Momo a sorti la bouteille bien neuve de Jagermeister, qu’il avait cachée dans le congélateur.  Le Jager, c’est son alcool fétiche et on le voit toujours avec un Jager Tonic ou un Jager Red Bull à la main, c’est inmanquable.  Mais moi, le Jager… iiissshhhh  Je préfère cent fois plus un bon gin!  Mais hier, je sais pas qu’est-ce qui s’est passé, mais on s’est simplement mis à enfiler des shooters de Jager, straight pipe.  Dès le premier, j’ai ressenti un buzz incroyable.  J’étais officiellement cocktail et en voie vers la beuverie et ce, avec seulement deux bières et un shooter de Jager dans le corps.  Ça fessait.

Un peu plus tard, trois autres shooters de Jager ont suivi, puis deux autres d’un mélange plus que douteux préparés par un Coco affecté par l’alcool, et ça a été la fin, j’ai rendue les armes, j’étais cancellée.  Comme pas mal tout le monde d’ailleurs, donc ça a passé pas mal inaperçu! hihihi

Avant qu’on s’en rende compte, il était 4h30 du matin, nous étions encore une bonne quinzaine de personnes dans la maison et une faim d’ogre nous rongeait tous.  Nous sommes allés nous empriffrer de poutine au restaurant Chez la Mère, sur Masson, et je peux vous assurer que la poutine était délicieuse!  Je ne pourrais pas dire de même pour nous, avec notre maquillage qui coulait, nos perruques toute croches et nos costumes qui commençaient à tomber en lambeaux.  Bref, 6h du matin arrive et Julie et moi avons enfin pu aller nous coucher… pour se lever quelques heures plus tard, détruites.  Je pense que Julie l’a eu plus dur que moi!  hahaha  C’est fou comme des fois je me dis que je dois être bionique ou surnaturelle pour pouvoir si bien survivre à ce type de soirée et pouvoir faire une journée normale par la suite!   

Des soirées comme ça, avec des gens amusants, drôles et qui ont le sens du party, ça n’a vraiment pas de prix.  La soirée a passé à une vitesse incroyable, j’ai rencontré des nouvelles personnes, vu des amis que je n’avais pas vu depuis des semaines et j’ai passé ma soirée à rire avec Julie.  C’était tout simplement incroyable et je vous promet de publier quelques photos ici sous peu ;)   

 

Les cheveux maléfiques octobre 27, 2007

Classé dans : Pêle-Mêle — carodefeu @ 5:46

Pendant plus de 5 ans, je me suis fait faire des mèches blondes dans les cheveux.  Parce que c’était la mode, parce que toutes les filles populaires de l’école étaient blondes et aussi parce que durant l’été, je blondissais généralement et que je voulais accentuer cet effet, le garder à longueur d’année. Moi qui est brunette à l’origine, je cherchais aussi à avoir un look plus jeune et dans ces cas-là, le blond est tout indiqué!  J’étais tannée de me faire dire que j’avais l’air d’avoir 25 ans alors que j’en avais 22…  C’est pas comme quand tu as 12 ans et que tu as l’air de 15, là tu es contente, tu es hot, mais plus on vieillit et plus on veut avoir l’air jeune, n’est-ce pas?

Cet hiver, j’ai remarqué qu’une horde de comédiennes et d’actrices à la télévision et au cinéma revenaient au brun profond, sans mèches blondes, juste un beau brun chaleureux.  Est-ce que le brun, le naturel, retrouvait enfin ses lettres de noblesse?  J’étais épatée!  Je les trouvais tellement sexy, belles et féminines que j’ai pris la décision de revenir à ma couleur naturelle moi aussi.  De plus, le timing était parfait…. Je commençais une nouvelle période de ma vie, retour au célibat et quoi de mieux pour tracer la ligne de séparation que de changer de look?  Ça y était, ma décision était prise et je ne l’ai jamais regretté.  Depuis, j’arbore fièrement le brun foncé dans ma tignasse!

Jeudi soir dernier, après le bureau, j’avais rendez-vous avec la copine à mon père, qui est styliste-coloriste dans un salon réputé.  J’étais plus que due pour une teinture… mes mèches blondes recommençaient à se pointer le nez sous la teinture vieille de 3 mois, agrémentées d’une couleur rougêatre douteuse… bbbbrrrr  Je déteste le roux!   C’est horrible!  Surtout sur moi.  Vous pouvez donc vous imaginer que j’avais vraiment hâte de changer de tête.  Je marchais sur Ste-Catherine en direction du salon de coiffure, en plein centre-ville, avec ma queue de cheval et mes mutiples barrettes qui retenaient mes cheveux en bataille.  Dans la rue, avec ma coiffure approximative, je passais carrément inarperçue, heureusement, car je dois avouer que j’avais sûrement d’inscrit dans le front quelque chose comme “I need a new hairdo“. 

Une heure et quelque plus tard, je ressors du salon, les cheveux au vent, joliment peignés en vagues souples, une petite frange sur le front et agrémentés d’une nouvelle couleur.  Brun foncé it is.  Une coche plus foncé que ma couleur naturelle, se mariant parfaitement bien avec la couleur de mes yeux.  Certains trouvent ça trop foncé, moi je trouve que c’est “moi”.

Pour une raison que j’ignore, avoir les cheveux foncés me fait sentir étonnement sexy!  Allez savoir pourquoi…  Mes mèches blondes ne m’ont jamais donné cette assurance, cette confiance dans ma démarche et n’ont jamais fait tourner la tête des hommes comme mes cheveux bruns le fond maintenant… Je vous le dis, dès ma sortie du salon, je me suis mise à remarquer le regard des hommes que je croisais, des regards insistants, alors qu’une heure auparavant je passais carrément pour la fille invisible.  Bref… c’est ce qu’on appelle un très utile boost d’égo!

Euh… je peux pas croire que je viens de faire un post sur la couleur de mes cheveux??? hahaha  Est-ce que la teinture aurait aussi affecté mon cerveau?

 

La pénurie de croustillant octobre 22, 2007

Classé dans : Single girl's life — carodefeu @ 2:56

La semaine dernière, en cherchant un sujet de post pour mon blog, je me suis rendue compte à quel point ça faisait longtemps que je n’avais pas eu quelque chose de croustillant à raconter.  Quelque chose de bien juteux et de divertissant.  J’y ai songé pendant de longues minutes, j’ai fouillé dans les antres de ma mémoire à la recherche d’une petite anecdote, d’un incident cocasse que je pourrais raconter.  Mais rien, nada, le vide.  Même pas un drunken phone call ou un échange de textos douteux. Que dalle, comme dirait mes amis français.

Mais qu’est-ce qui se passe?  Il me semble que d’habitude, je suis toujours LA fille à qui il arrive toujours quelque chose de drôle, des choses qui n’ont pas d’allure.  Mes amis se délectent toujours de mes péripéties abracadabrantes.  Pourquoi donc cette traversée du désert?

Et c’est pas parce qu’il se passe rien dans ma vie ces temps-ci, bien au contraire!  Je suis toujours à gauche et à droite, sorties entre amis, spectacles, gym, le show de radio…  Plein d’activités sont au programme, ma vie est tout sauf ennuyante, mais on dirait qu’il m’arrive rien qui vale vraiment la peine d’être raconté.

Plus j’y réfléchis, plus je pense que la pénurie de croustillant n’est pas totalement étrangère au fait que ma vie amoureuse est… comment dire… désertique?  Ennuyante?  Inexistante?  C’est sûr que lorsqu’on a des dates par-ci par-là, c’est souvent une source de potins et de tranches de vie savoureuses.

Même durant mes sorties dans les bars, où je danse entre copines, rien de se passe.  Rien d’extraordinaire, du moins.  Tout le monde est ennuyant on dirait.  Personne ne me tombe dans l’oeil et les gars qui viennent m’aborder sont insipides.  Ah tiens!  L’autre jour, au La Tulipe, je suis en train de jaser avec des amis quand quelqu’un me tappe dans le dos assez brusquement.  Je me retourne, irritée, pour tomber face à face avec un inconnu qui me fait un sourire et commence à me raconter des inepties, comme si j’étais un bon chum qu’il pouvait tapper dans le dos pour interrompre une conversation et se mettre à me raconter n’importe quoi.  Non mais, elles sont rendues où les bonnes manières?  Depuis quand on aborde une fille en lui lançant une bonne claque dans le dos???  Le gars partait à -1000 points.  Mes amies et moi étions outrées (et étions bien crampées en même temps) et lorsqu’il a vu nos faces, le chaleureux inconnu et son chum sont partis ailleurs.  Bon débarras!

Mais bon, revenons à nos moutons…  Pour les fins du blog et le plaisir de mes lecteurs, je suis désespéremment en manque d’un autre Darryl (rappelez-vous cette superbe rencontre dans un party…), d’une date ratée (ou encore mieux, d’une bonne date), d’un monologue de gars pendant 5h lors d’un souper au resto ou d’une bonne séance de necking illégal.  Euh… ah oui, c’est vrai…. euh la séance de necking illégal a bel et bien eu lieu en fin de semaine….  Sauf que… motus et bouche cousue!  Zip! hahahaha

 

Avoir le goût de mal dormir avec quelqu’un octobre 19, 2007

Classé dans : Single girl's life — carodefeu @ 5:32

C’est fou comment à force de dormir seule tous les soirs depuis plusieurs mois, j’en suis venue à oublier qu’avec une éventuelle vie de couple, il faudra que je m’habitue à partager mon lit avec une autre personne.  Pas le choix.  Fini l’étoile en plein milieu du lit, les étirements interminables où on s’amuse à étendre ses bras et ses jambes à l’infini, fini le temps où je pouvais rouler sur l’oreiller voisin au courant de la nuit parce que le mien était devenu incorfortable.  Et surtout, fini le plaisir de ne pas se faire déranger la nuit par les ronflements, par les mouvements brusques de l’autre, les coups de coudes et le tirage de couvertures!  aaaaaaaahhhhhh Dire qu’avant, alors que j’étais en couple, je savais très bien dealer avec tout ça, soir après soir.  Mais là, pfffff, je suis l’intolérance même!  Je trouve que c’est une habitude qui se perd vraiment vite…

Malgré le fait que j’apprécie énormément mon joyeux confort de fille-reine-toute-seule-dans-son-lit, des fois l’envie me prend de vouloir mal dormir avec une autre personne.  Oui oui, mal dormir!  Je sais pertinemment que j’ai perdu l’habitude de dormir à deux, alors impossible de passer une bonne nuit avec quelqu’un d’autre. 

Une envie simple comme ça, de dormir dans le creux de l’épaule d’un gars.  Je trouve que c’est la position de dodo la plus confortable qui soit!  Ma tête dans le creux de son épaule, une main sur son torse et les jambes emmêlées dans les siennes… aaaahhhh 

Vendredi soir dernier, il était 3:30AM, j’étais crevée et l’idée de retourner chez moi dans le froid ne m’attirait vraiment pas.  Je ne reste jamais coucher chez Monsieur M, la dernière fois remontant à plus d’un an.  Mais ce soir-là, j’avais juste le goût de m’enfouir sous les draps et de me coller contre son corps.  Par contre, comme je ne suis pas le genre à m’imposer et que je ne voulais pas que Monsieur M pense que je veuille coller chez lui, je me suis docilement rhabillée, prête à partir, comme d’habitude.  Puis, dans un demi-sommeil, M me regarde :

M : Tu pars?

Moi : Euh… ben oui. 

Un petit moment de silence, puis, exactement ce que je voulais entendre.

M : Reste donc à coucher…

Deux secondes et quart plus tard, mes vêtements jonchaient le sol et je me précipitais sous les draps.  Après 15 minutes sur son épaule, incapable de m’endormir, je me suis tournée sur le côté.  M m’a rapidement rejoint et nous nous sommes blottis en cuillière, comme un vrai couple que nous ne serons jamais.

En sentant la chaleur de son corps contre moi, en le voyant agripper ma main dans la sienne et en éprouvant un léger incorfort au contact de son menton barbu dans mon dos, je me suis dit que finalement, mal dormir à deux m’avait vraiment manqué.

 

Mon chroniqueur préféré octobre 19, 2007

Classé dans : Pêle-Mêle — carodefeu @ 12:28

J’adore Pierre Foglia et j’adore ses petites chroniques dans La Presse.  C’est presque une religion pour moi, je lis tout ce qu’il écrit.  J’aime sa plume, son humour sarcastique et parfois cinglant, sa façon d’aborder les sujets les plus anodins et de les rendre intéressants.  Il écrit avec une certaine poésie, mais une poésie accessible à tous.  Certains le croit affligé d’un complexe de supériorité, mais moi je l’aime comme ça!  Il se fout de ce que les gens peuvent bien penser de lui, il assume ses points forts et ses points faibles à 100% et il a l’intelligence de s’avouer vaincu lorsque nécessaire. 

Mais par dessus, je l’admire pour le fait qu’il s’insurge souvent contre la médiocrité et le nivellement par le bas qui semble devenir la norme un peu partout dans notre société, dans les écoles, dans les bulletins de nouvelles, etc.  Bien souvent, je partage son avis sur le sujet.  On peut le traîter de snob tant qu’on voudra, reste que ses arguments sont plus que valides.

Je voulais partager avec vous une partie de sa chronique de samedi dernier, car je l’ai trouvé bien rigolote!  C’est du typique Foglia : on commence à lire son texte, on ne sait pas trop où on s’en va et puis paf!  Dans les dents.  C’est d’une subtilité!  Personnellement, j’adore!

Voici le lien verse le texte complet : http://www.cyberpresse.ca/article/20071013/CPOPINIONS05/710130782/6750/CPOPINIONS05

Je viens de finir un livre que vous avez adoré. L’élégance du hérisson, de Muriel Barbery. Vous ne l’avez pas encore lu? Courez l’acheter. Vous allez adorer. Je le sais, je vous connais depuis tellement longtemps. Vous allez adorer que ce livre-là ait été ignoré pour les prix littéraires de l’an passé. Vous allez adorer que les critiques qui l’ont accueilli avec une gentillette condescendance n’aient pas vu venir son énorme succès. Gallimard n’a pas connu pareille fête depuis les gorgées de bière de Philippe Delerm, c’est dire. Vous allez adorer les deux voix de ce roman. D’abord cette concierge de 54 ans, veuve, grassouillette, laide et néanmoins nourrie de phénoménologie. Vous allez adorer aussi Paloma, la gamine surdouée de 12 ans qui habite l’immeuble de la concierge et en deviendra l’amie, comment avez-vous deviné?

Vous allez adorer le Japonais absolument exquis qui surgit dans le dernier tiers du livre.

Vous allez adorer cette histoire parce qu’il y a là-dedans un peu d’Amélie Poulain, un peu de Philippe Delerm, du Gavalda et du Pennac. Qu’est-ce tu veux de plus? Du Pennac et du Amélie Poulain en même temps, pour le même prix. Wow.

Vous n’aimerez pas l’avant-dernier chapitre, mais c’est juste trois ou quatre pages.

Pourquoi, moi, j’ai détesté ça? Ah, ça. Parce que je suis snob, je suppose. Je l’ai dit avant vous, lalalèreu. Mais un peu aussi parce que, en littérature, je déteste les trucs et les procédés. Et les plans de nègre. Je n’attends pas qu’on me raconte des histoires vraies, mais j’attends qu’on écrive vrai. Et ce livre là est tout faux.

J’ai détesté parce que, au bout de trois pages, j’avais compris que c’était une prof de philosophie qui écrivait, et j’ai été prodigieusement agacé qu’elle se déguise en concierge, concierge elle-même déguisée en conne pour dissimuler qu’elle est la seule concierge de l’hémisphère Nord qui lit Tolstoï et pratique Edmund Husserl, le philosophe allemand qui a justement inventé la phénoménologie. J’ai détesté parce que, dans ce livre, il y a un gros trip de grammaire. Je ne me tanne jamais qu’on me parle d’écriture, mais la grammaire, qui n’a d’autre objet que la règle, m’emmerde, comme m’emmerde aussi la pensée qui n’a d’autre objet que la pensée pensante – on dit aussi la conscience percevante.J’ai détesté parce que je ne tiens pas les japonaiseries ni les sushis à 30 pièce pour le boutte du boutte du raffinement. J’ai détesté parce que je n’aime pas qu’on me prenne pour un con (sauf Geneviève Jeanson, s’cusez). Dans ce livre-là, finalement j’ai juste aimé la camionnette de pressing de la fin, un clin d’oeil qu’a saisi un lecteur sur mille. J’aime être un lecteur sur mille, c’est pour ça que je ne lis jamais Pennac et que je sais pas qui est Amélie Poulain.

 

Hockey! octobre 17, 2007

Classé dans : Uncategorized — carodefeu @ 7:14

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Iiiiiiiiiiiiiiiiiiiii j’ai des billets de hockey pour le match de samedi soir, Canadiens contre les Sabres!  Youppi!!!!!!  Je viens tout juste d’avoir la surprise!  Mon boss ne peut pas assister au match samedi et il m’a donné ses deux billets de saison dans les blancs.  Yeeeessss!

Je l’ai jamais dit, mais J’ADORE aller au Centre Bell pour voir un match.  L’an dernier, j’y suis allée 5 fois.  Parfois en compagnie de mon patron et d’autres fois avec des amis.  Même quand le Canadien perd, on finit toujours par passer une belle soirée quand même.  À boire de la bière, manger des cochonneries, crier à outrance dès qu’il se passe quelque chose d’excitant sur la glace et, bien sûr, reluquer le beau Kirk Muller derrière le banc.  Aaaaaahhhhhh Kirk… *soupir*

Fidèle à mon habitude, je prendrai soin de revêtir à nouveau mon chandail du Canadien – modèle sexy de fille – avec le nom de Kovalev dans le dos.

La question se pose… Qui va m’accompagner?  J’ai pas encore décidé… Ce sera une surprise!!! ;)

 

The Hour octobre 15, 2007

Classé dans : Pêle-Mêle — carodefeu @ 9:37

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Durant la semaine, je ne suis généralement pas une couche-tard.  Jusqu’à tout récemment, j’étais assez raisonnable, du genre à me coucher à 22h ou 22h30, après le Téléjournal et tout juste avant le Point.  Parfois, j’avais le malheur de me laisser accrocher par le sujet au Point – c’est souvent bon – et je me retrouvais dans mon lit à 23h.  Bien entendu, j’étais fatiguée le lendemain. Pas drôle de vieillir, on n’a plus la même résistance, ça nous prend notre 8h de sommeil!

Mais là, là là…. c’est grave…  je suis dans une situation hautement plus épouvantable côté sommeil…  J’ai eu le malheur d’écouter ne serait-ce qu’une fois l’émission The Hour et vlan, me voilà accro.  Le problème, ce n’est pas d’être accro à une émission de cette qualité, mais bien le fait qu’elle joue à 23h tous les soirs de la semaine… gggggrrrrr  Ce qui veut dire que je ne suis pas au lit avant minuit… Yark!

The Hour, c’est quoi?  C’est vraiment un prétexte pour parler de tous les sujets et de les aborder sous un angle légèrement différent.  L’animateur, George Stroumboulopoulos – oui oui, c’est son vrai nom, vive les Grecs! – nous propose toujours un contenu des plus variés à chaque soir.  Que ce soit l’actualité, la politique, l’environnement, la musique, le cinéma ou les faits divers, il trouve toujours une façon différente d’en parler et je pense que c’est ça qui fait le succès de son show.  Le gars parle vite, mange ses mots, a l’air légèrement hyperactif et fait plein de jokes sarcastiques.  Tout ça le rend attachant, sans oublier son look punk d’éternel adolescent – il a 35 ans – et ses yeux de gars endormis.  Sérieux, il est hot ce George. 

Je vous invite donc à regarder cette émission rafraîchissante et allumée, animée par un gars qui pose des questions bien tournées et qui sait mettre à l’aise les gens qu’il reçoit.  Sérieusement, ça faisait longtemps qu’un show anglo n’avait pas attiré autant mon attention… depuis Rick Mercer Report je dirais!  C’est tous les soirs à CBC, 23h. Enjoy!

 

Nouvelle interface… octobre 12, 2007

Classé dans : Pêle-Mêle, Uncategorized — carodefeu @ 8:57

Comme je trouve que mon blog n’est pas très jojo ces temps-ci, eh bien j’ai décidé de changer mon interface pour quelque chose de plus, disons, coloré!  J’ai failli choisir l’interface toute rose avec des fleurs et des ti-coeurs, mais j’entendais déjà Julie crier : aaaaaarrrrrgggghhhhh quétaine!!!!  Elle pis le rose… hahahaha

Bon, ça fait du bien de changer d’air!

Ah oui, une autre bonne nouvelle : mon nouvel ordinateur est commandé (merci Dell!) et donc, bientôt je vais pouvoir enfin bloguer ailleurs que sur mes heures de bureau.  Hourra!

Je suis vraiment dans une ère où j’acquiers plein de nouvelles gogosses technologiques…  Oui oui, moi Caroline la fille la plus retardo que je connaisse de ce côté. Depuis une semaine, je me suis acheté un méga-giga ordinateur de la muerte, une appareil numérique 7.1 méga-pixels et le tout nouveau minuscule Ipod Nano 8 gig.  Il est tellement chouuuuu… je l’ai pris vert lime, ma couleur préférée du moment.  Faudrait juste que j’apprenne à l’utiliser maintenant… euh… comment on fait ça déjà?

 

Les questions existentielles à 3h du matin octobre 12, 2007

Classé dans : Single girl's life, Uncategorized — carodefeu @ 8:42

Je ne sais pas pourquoi, mais ces temps-ci, aux petites heures du matin, j’ai toujours un brin de nostalgie qui casse mon party.  Quand je sors, dans un bar ou durant une soirée entre amis, j’ai un down autour de 2h ou 3h du matin.  Ça a commencé ce printemps, alors que je me suis retrouvée complètement désillusionnée de ma dernière relation.  À chaque fois, c’est toujours la même chose qui se passe.  Il est 2h du matin, j’ai un verre dans les mains et je ressens soudainement l’envie d’être avec quelqu’un, d’aller rejoindre quelqu’un.  C’est comme un besoin d’affection soudaine, un besoin de se faire rassurer, réconforter par un homme.  Je me demande qui est-ce que je pourrais bien appeler.  Un amant ou un prospect…  Je me surprends même à m’ennuyer de Monsieur M qui est sans cesse parti en voyage d’affaires ces temps-ci.  Comme je n’ai pas de chum, les choix sont donc limités… ou illimités me direz-vous?  J’aime pas ça les choix illimités… trop c’est comme pas assez.

Comme toujours, je me rends bien vite à l’évidence que je n’ai personne à appeler et le vide de ma vie amoureuse me saute toujours en plein visage.  Personne que je pourrais aller rejoindre, personne qui pourrait m’attendre à quelque part.  Je suis capable de me remémorer toutes les fois où, cet été, je suis sortie d’un bar ou d’un party et que j’ai marché toute seule jusqu’à ma voiture, dans le calme de Montréal, avec seulement le son de mes talons résonnant sur l’asphalte.  J’ai toujours adoré et suis perpétuellement fascinée par Montréal la nuit, par la quiétude de ses quartier résidentiels, avec le bruit sourd de la ville qu’on entend toujours un peu.  C’est poétique, Montréal.  Et c’est très propice aux réflections.

Je me mets soudain à penser à quel point ça fait des mois que je n’ai pas rencontré quelqu’un d’intéressant.  En fait, j’ai vraiment rencontré personne qui en vaille la peine depuis ma dernière relation.  Personne.  Il est certain que pendant un certain temps, je portais carrément des oeillères, je ne regardais pas autour de moi, j’en avais juste rien à faire d’avoir un chum.  J’étais fermée à tout, je n’avais juste pas l’énergie ni le goût de consacrer du temps à quelqu’un.  J’avais besoin de me ressourcer.

Ce printemps, après ma rupture, je me sentais très seule.  Je me sentais loin de ma famille, loin de mes amis et pour la première fois de ma vie j’avais peur de rester seule ne serait-ce qu’une soirée à rien faire.  Moi qui avant appréciait tant la solitude.  Je trouvais soudain que ma vie était vide, sans projet devant moi.  Heureusement, je ne ressens plus ça aujourd’hui, je ne me sens plus seule comme avant.  J’ai développé de meilleures relations avec ma famille et je vois mes amis comme jamais auparavant, en plus de m’en être fait des nouveaux.   En fait, ces temps-ci, je me rends compte que je me sens seule côté affectif.  Je rêve de m’endormir dans le creux de l’épaule d’un gars fort.  Il me semble que ça me ferait du bien. 

 

St-Hubert et le deuil octobre 10, 2007

Classé dans : Uncategorized — carodefeu @ 6:51

Je me suis rendue compte, par le plus pur des hasards, que les deux dernières fois où j’ai vécu un deuil, je l’ai fait en mangeant du St-Hubert…  Est-ce que c’est parce que la salade de chou s’avale bien malgré les sanglots?  Permettez-moi d’en douter, je passe toujours proche de m’étouffer à chaque bouchée! haha….

À la fin janvier, mon chum venait de m’apprendre qu’il me laissait, out of nowhere, sans signe précurseur, et pour souligner notre fin de relation ou je ne sais trop quoi… on avait faim, donc on était allé chercher du St-Hubert et on avait brailler ensemble sur notre quart de poulet.  Pathétique.

Et vendredi soir, en me rendant chez ma mère, je suis passée me chercher un club sandwich chez St-Hub.  C’est juste en arrivant chez ma mère, avoir mon repas sous le bras, que j’ai fait le lien avec le deuil que je m’apprêtais à vivre.  Encore une fois, quelqu’un me quittait, disparaissait de ma vie à tout jamais.  Mais cette fois-ci, c’était mon chien, mon petit pitou de 14 ans qui était trop malade et qu’on allait faire endormir le lendemain.

Je m’en allais faire le deuil de mon chien en mangeant du St-Hubert, tout comme j’ai fait le deuil de mon chum il y a plusieurs mois de ça.  L’analogie m’a frappée, même si je sais que ça n’a aucun rapport, en fait.

Je ne pensais pas parler ici de ce que j’ai vécu en fin de semaine, parce que ça a été terrible et que j’ai encore beaucoup de peine.  Mais ça fait partie de moi et je crois que je n’aurais pas pu faire un update de mon blog sans en glisser un mot…  Je suis en deuil depuis 4 jours et on dirait que c’est tout ce que je suis pour l’instant. 

Je pense sans cesse à ma Tammy depuis le fameux coup de fil de ma mère, vendredi matin au bureau, m’annonçant que ma petite Tammy semblait souffrir beaucoup, qu’elle ne mangeait plus, avait des frissons continuels et qu’il était peut-être venu le temps de lui dire adieu.  J’ai pleuré.  Beaucoup et je me foutais que mes collègues entendent mes sanglots.  Je pleurais parce que même si notre chien a 14 ans, oui on s’attend à ce que ses jours soient comptés mais lorsque ça arrive pour vrai, lorsqu’il faut vraiment prendre une décision, ce n’est jamais évident.  On a beau se dire que c’est pour le mieux, qu’il ne souffrira plus, que c’est pour son bien, je n’ai jamais été aussi déchirée de toute ma vie.

Le matin, juste avant de partir chez le vétérinaire, je prenais des photos de mon chien qui était assis dans son ti-lit et je n’arrêtais pas de me dire : “Je peux pas croire qu’on s’en va faire ça, que je suis en train de vivre ça, que dans moins d’une heure tu ne seras plus là.”  Même encore aujourd’hui, c’est surréaliste.  Je repasse sans cesse dans ma tête le film de cette dernière matinée avec mon chien, sa dernière promenade, sa dernière ballade en auto et les dernières photos qu’on a prises d’elle. 

Samedi matin, ma mère et moi sommes donc aller la faire endormir.  Ça a été très beau, malgré l’aspect tragique de la chose.  Tammy était paisible, elle qui avait d’habitude une peur bleue du vétérinaire était étonnement calme.  Elle savait, tout simplement, et ça a aider ma mère et moi à accepter de la laisser partir. 

Il n’était pas question que je la laisse mourrir seule.  Après avoir partagé notre vie pendant 14 ans, il était impensable pour moi de la laisser entre les mains d’inconnus pour ce moment si tragique.  Je l’ai tenu dans mes bras jusqu’à la fin, jusqu’à ce que son corps devienne tout mou dans mes bras.  On lui parlait sans cesse, on lui disait qu’elle était belle et qu’on l’aimait. Ma mère tenait son petit visage dans ses mains et lui donnait des becs sur le front.  Moi j’avais le nez enfoui dans son poil, parce que son poil sentait toujours tellement bon, comme un toutou en peluche.  Je vais toujours me rappeler son odeur.  Puis, j’ai déposé le chien sur la petite couverture qu’on avait amené, une couverture qui m’appartenait quand j’étais bébé et sur laquelle mon chien dormait tout le temps.

Nous sommes restées longtemps après à parler, à pleurer surtout, à donner plein de becs à ma Tammy qui venait de partir, mais qui avait encore les yeux ouverts.  Les chiens ne ferment pas les yeux dans la mort, ça nous donne l’impression qu’ils sont encore là, avec nous.  C’est très étrange comme feeling.

J’ai encore des automastismes, du genre de terminer une conversation avec ”Donne un bec à mon ti-chien” quand j’appelle ma mère.  Je sais que ça va rester encore un certain moment en moi, c’est normal.  J’appréhende aussi la prochaine visite chez ma mère, où je vais m’attendre à ce que mon chien jappe en m’entendant arriver et m’accueille en tortillant son corps, battant la queue à tout rompre.  Mais il ne le fera pas.  Ça va faire drôle aussi de passer un Noël sans Tammy, car je m’amusais toujours à lui faire peur avec des branches de sapin et à la déguiser avec des guirlandes colorées.

Tout ça pour dire que j’ai vécu des années extraordinaires avec Tammy.  J’avais 13 ans quand je suis allée la chercher chez l’éleveur, le 6 août 1993.  Elle avait 7 semaines et pesait 2,6 livres.  C’était une petite boule de poil énergique qui sautillait dans sa cage et qui voulait juste se faire cajoler.  L’éleveur me l’avait mise dans les bras et Tammy avait enfoui son petit visage dans mon coude et y était restée pendant un bon 20 minutes.  On venait de connecter et quelques jours plus tard, on revenait la chercher pour l’amener à la maison, pour de bon.  Nous avons fait de notre chien le centre de notre vie de famille, c’était notre amour par dessus tout et une source infinie de tendresse, de rire et de bonne humeur.

Ma petite Tammy, tu as été mon petit pitou d’amour, le plus beau des petits chiens, je t’ai aimé de tout mon coeur et ça continue.  Je vais avoir la tête qui va bouillonner de souvenirs de toi pendant encore bien longtemps.  Veille sur nous tous!