Jeudi et vendredi dernier, c’était notre meeting annuel au bureau, réunissant les patrons, les cadres et les vendeurs. Tout le monde se rencontraient donc dans nos superbes bureaux de Laval pour deux jours intensifs de meetings et, bien sûr, de soupers bien arrosés. Une chance que ça arrive juste une fois par année, car faire en 15 minutes ce qu’on fait généralement dans une journée de 8h est tout un défi! Je courrais entre les meetings pour répondre aux urgences qui se multipliaient comme les pains devant le peuple d’Israël complètement affamé (euhh…. pourquoi je viens de sortir une référence à la Bible, moi? haha).
En plus, comme toute bonne réunion de bureau à laquelle participe des Américains, ça se termine toujours avec une sortie aux danseuses dans un grand restaurant qui coûte cher et où le martini se chiffre à 14$. Ça semble bien beau comme ça de sortir le soir, bien glamour d’aller souper sur le bras du boss, d’avoir l’alcool en abondance et de bien manger, mais il faut quand même s’assurer que les visiteurs (ici, les vendeurs) passent du bon temps. Et ça, c’est le travail des “locals” (nous) de faire en sorte que les soupers et actitivés soient divertissantes. Disons que tu n’as pas toujours le goût de le faire après avoir passé 8h de ta journée en meeting, le tout entroucoupé de pauses forcées pour éteindre des feux qui s’étaient allumés pendant ton absence. À 18h, tu es vidée, le martini fesse et tu te mets à raconter des obscénités avec tes collègues dès 19h.
Le pire, c’est que ça recommence le lendemain! Nous avions réservé au Med, sur Saint-Laurent, endroit où je n’avais jamais mis les pieds, car j’ai toujours eu des tonnes de préjugés en son endroit. Place de mafieux, prétexte au blanchiement d’argent, clientèle typique de St-Laurent, donc stupide et superficielle, etc. Comme les deux premiers préjugés listés précédemment sont plus des faits que des préjugés, il ne me restait plus que celui de la clientèle superficielle à vérifier.
Durant le souper, nous avons eu beaucoup de plaisir. Nous étions en bonne compagnie et l’ambiance était électrique. Tout le monde s’enfilait des martinis derrière la cravate ou derrière le décolleté et bien vite, nous étions tous cocktail. C’était rendu que je trouvais même cute notre gentil serveur aux cheveux frisés… moi qui déteste les frisés! C’est tout dire.
Entre temps, autour de nous, une faune St-Laurentienne s’installait. Des gars avec une attitude, surtout des italiens, et des filles… mon dieu… des filles… la plupart très belles, mais le genre que tu ne veux pas voir le lendemain matin, sans maquillage et les cheveux en bataille, parce que ça sera juste pas la même fille. Bref, aucun naturel. Elles avaient les cheveux parfaitement placés, leur maquillage était digne d’un magazine et leur linge…. euh…. bah c’était du linge de pitoune, rien de bien impressionnant. Mais dans l’ensemble, c’était juste too much. En les regardant, je me suis demandé quel genre de gars cruisait ces filles? Et là n’allez pas me dire que je suis jalouse, loin de là. Oui ces filles sont belles, mais j’aime tellement mieux une fille qui s’arrange tout en restant naturelle, pas trop plastique et inaccessible.
Quand j’allais faire un tour à la salle de bain, il fallait toujours que j’attende de longues minutes en file pour le lavabo, car il y avait toujours deux ou trois connes qui en bloquaient l’accès. C’est sûr, c’est important de texter ton ami ou de jaser de ta dernière date devant le lavabo… Bref, aucun savoir vivre, même si elles voyaient très bien que j’attendais derrière. J’aurais donc du faire une Julie de moi-même et leur dire de dégager! haha Mais comme je n’ai pas le guts de notre Julie nationale, j’ai préféré leur jeter un regard bête et les sermonner dans ma tête. C’est tout aussi gratifiant!
Concernant les filles du lendemain, mon père m’a toujours dit… Imagine la au toilette…
Souviens toi du film Cry Baby ?
Regarde cette photo : http://www.dreamlandnews.com/films/images/Cry-Baby.jpg
La première à gauche… Ca c’est un dur lendemain de veille
Chow la vigne !
Hahahahaha “Chow la vigne”
Cré Francis