Caro de feu!

Life moves pretty fast, if you don’t stop and look around once in a while, you could miss it.

À toi, ma public juin 29, 2007

Classé dans : Uncategorized — carodefeu @ 1:25

Ma public,

Je suis désolée de t’avoir délaissé dans les 2 dernières semaines…  Oui oui, vas-y, lance-moi des roches!

Maudit Bell Sympatico à marde.  On a beau les aviser 2 semaines avant le déménagement qu’il va falloir me rebrancher à une autre adresse, ils sont pas foutus de le faire à la date précise.  La date en question était le 18 juin et quelle date sommes-nous aujourd’hui?  Le 29 juin.  Toujours pas d’internet en vue.  J’ai beau les appeler, rien à faire, faut attendre.  J’ai jamais reçu aucune excuse de leur part.  Bien au contraire, ils me font passer pour la coupable là-dedans.  Au moins, ils m’ont crédité un mois complet, c’est déjà ça de gagné…

J’étais en vacances durant la semaine du 18 juin et je me suis dit : fuck, 1 semaine chez moi sans internet?  Holy crap, à l’aide!  On est rendu tellement dépendants de cette petite bête qu’est internet, ça a aucun sens.  Finalement, j’ai survécu!  Ouf!  J’ai redécouvert les joies de lire un bon livre et de magasiner! haha

Bref, tout ça pour dire que ça fait 2 semaines que je n’ai pas posté à cause de mon pas-d’internet à la maison.  Là, je poste du bureau, entre 2 appels de clients.  Qu’ai-je fait depuis 2 semaines?  Je suis passée chez le notaire, je suis devenue pauvre 2 minutes après, j’ai déménagé, j’ai dépaqueté mon stock et je me suis paqueté la fraise à la St-Jean dans un chalet à Eastman tout en attrapant un mal de gorge du chef en dormant dans mon char, où l’humidité règnait.  C’est pas mal ça! héhéé

Non mais sérieux, j’ai vraiment plein de trucs cocasses à raconter!  J’ai déménagé dans un nouveau quartier et laissez-moi vous dire qu’il s’en passe des choses… ;-)  Oooohhh oui!  Vive Hochelaga!

Sur ce, bon weekend de 3 jours à toi ma public!

 

Histoire de french juin 12, 2007

Classé dans : Pêle-Mêle — carodefeu @ 1:03

Transcript (plus ou moins précis, j’ai laissé de côté le jardon msnien que Leder utilise) d’une conversation MSN entre Leder et moi, ce matin :

Leder : Pis, est-ce que Marie-Claude french bien?

Moi : Ouin les nouvelles vont vite!  C’est qui la pie?

Leder : Devine.

Moi : Alain (le chum à Marie-Claude)?

Leder : Non.

Moi : Momo?

Leder : Bingo.

Moi : Maudit qu’il est grande gueule!

Leder : Qu’est-ce que tu veux, il me raconte en détails les partys que je manque.  C’est ça le deal ;-)

Moi : Ouin! 

Leder : Comment s’est arrivé?

Moi : Ben, je suis arrivée dans la cuisine pendait que les gars étaient en train de s’enfiler des shooters de Ricard les uns après les autres.  Puis on s’est mis à parler de je sais pas quoi, mais c’est tombé sur le sujet qu’Alain et moi avions déjà frenché dans le passé.  Là, Alain a dit “Faut juste pas que ma blonde l’apprenne” juste au même moment où Marie rentrait dans la cuisine…

Leder : Ouch!

Moi : Coco se met à crier “Ben là, si elle le savait, là elle le sait! haha”  Marie dit “Qu’est-ce qu’il faut pas que je sache?!?”  Alain était comme pris au piège alors il lui a dit que lui et moi nous étions déjà frenché.  Là, elle a dit : “Je m’en fous!”  haha  Je me suis sentie full soulagée, sauf que là elle a dit : “Je vais la frencher moi avec, comme ça on va être quite”.  Et comme j’étais cocktail moi aussi, eh bien j’ai accepté et c’était pas si pire!

Leder : Cool!

Moi : Ouin, bof, les gars CAPOTAIENT.  Félix a failli s’étouffer et il a finit par dire “C’est mon meilleur party de fête EVER! hahahaha

Leder : Est-ce que c’était la 1ère fois que tu frenchais une fille?

Moi : Non, c’était ma 3e.

Leder : OK.  Parce que Marie c’est vraiment pas sa première fois non plus… je te dis ça juste au cas où tu te sentais unique de l’avoir fait avec elle!

Moi : hahahahaha 

Et voilà!  Sur ce, la tranche de vie est terminée! ;-)

 

En route vers la joie dans une boîte de pick-up juin 11, 2007

Classé dans : Night's out, Pêle-Mêle — carodefeu @ 3:37

J’ai vécu un moment absolument futile samedi soir, mais ô combien incroyable!  Le genre de petit truc absurde qui reste gravé dans les annales et qu’on se plait à raconter à qui veut bien l’entendre durant les semaines à venir.  Un plaisir coupable, illégal, une petite folie spontanée, quoi!  Je vous raconte.

Félix a eu 30 ans il y a quelques jours et on s’est tous réunis sur la rive-sud (gggrrrr pont Champlain fermé à cause d’un “incident”, résultat : Caro qui passe 2 heures dans sa voiture pour passer de Montréal à La Prairie, alors qu’il fait 30 degrés dehors, gros soleil.  Bref, je jubilais!).  Une fois le “road trip” terminé, on passe l’après-midi à se prélasser sur le bord de la piscine, en bikini, un drink à la main et en écoutant de l’excellente musique.  On rigole, on se taquine, on attrape des coups de soleil pendant que les gars font des bombes en sautant du toit du cabanon, arrosant les filles qui crient, faisant semblant de s’indigner.  Avant que je m’en rende compte j’avais déjà 3 bières et un vodka-soda dans le corps, bien cocktail!  Bref, on prend du bon temps et de la belle journée chaude de juin.  

Je résiste de peu à 4 attaques visant à me pitcher dans la piscine, toute habillée.  Aaahhhh mon make-up!!!  Pas question que je les laisse détruire mon look!  Surtout que je porte ma super mini-jupe blanche et une camisole jaune… bref je porte presque rien et tout le monde peut voir mon g-string alors que Coco me fait virolter dans ses bras, juste au-dessus de l’eau.  J’ai sauvé mon honneur en me débattant comme personne a jamais vu une fille se débattre et en hurlant comme une perdue.  Faut croire que ça n’a pas marché, car aucune des 4 tentatives n’a été réussie.  Hourra pour moi!

On finit par faire griller toute sorte de viandes sur le BBQ, à manger dehors en se partageant la viande et d’autres en dérobant celle des autres à leur insu!  Alors qu’on venait tout juste de s’empiffrer de filets mignons et de saucisses, une irrésistible envie de sucré me prend.  Je regarde Marie-Claude et je lui dit :

- J’ai tellement le goût de manger un sundae au caramel de McDo!

Marie : Ah oui, ça serait tellement bon!

Momo : Justement le McDo est vraiment pas loin.  On pourrait y aller!

On 7-8 personnes bien motivées à aller au McDo et on décide d’y aller avec le pick-up de Momo.  Je ne me rappelle plus qui a lancé l’idée, mais tout d’un coup l’envie nous a pris de faire le voyage dans la boîte du pick-up, les cheveux au vent.  Alain, Simon, Mélanie et moi embarquons dans la boîte, tout énervés par l’aventure, pendant que Momo, Hélène et Marie-Claude s’entassent à l’intérieur.  La fébrilité est palpable, on est comme des enfants s’apprêtant à faire un mauvais coup! 

Momo : Je suis vraiment pas sûr que c’est une bonne idée finalement… si jamais on croise une police on est vraiment dans la merde…

Alain : Come on, on a juste 3-4 minutes à faire, le McDo est à 5 coins de rue.

Momo : Ouin…

Alain : Bon ben on va se coucher, comme ça, ça paraîtra pas!

Yééé!  Alors on se couche les 4 en arrière, on s’embrique les jambes les unes par dessus les autres, on essait de trouver un coin de plastique assez confo pour s’appuyer la tête, mais peine perdue, on sait déjà que la ride va être rough!  C’est sale dans la boîte mais on s’en fout tellement!  Puis Momo démarre et on se met à rire, et à rire!  On est les quatre entassés comme des sardines dans une boîte de pick-up, en riant aux éclats, les yeux rivés sur les étoiles qui brillent dans le ciel noir.  On est juste incapables de s’arrêter de rire!  Ça devait être le fait qu’on savait qu’on faisait quelque chose de répréhensible, que c’était si spontané, complètement gratuit et tellement enivrant! 

Alain : Je me sens comme un Mexicain qui veut passer la frontière illégalement!

Les rires redoublent.  Momo clanche et on revole un peu.  Il fait exprès de faire rugir les 300 chevaux de son moteur et nous donner un peu de sensations fortes.  La nuit était chaude, le ciel était complètement vide de nuage et pendant que je me faisais brassée de tout bord tout côté, en riant continuellement, je me suis dit que je ne vivais que pour des moments comme ça.

Vous auriez dû voir l’expression sur le visage des clients du McDo qui ont vu le Silverado arriver comme une tonne de briques, se stationner devant le resto, puis voir quatre têtes surgir de la boîte du pick-up.  Priceless!

 

C’est plaaaaaaaate!!! juin 6, 2007

Classé dans : Uncategorized — carodefeu @ 4:57

J’ai vraiment, mais vraiment rien à faire au bureau. J’ai un meeting à 3:00PM et that’s it.  Je trouve qu’il n’y a rien de pire que de se pogner le beigne (mon dieu, quelle expression vintage délicieuse que je n’avais pas utilisée depuis des années!) au bureau, entre 4 murs.  Là je dis ça et combien gagez-vous qu’une pelleté d’emails va me tomber sur la tête?  C’est toujours comme ça.

Autant depuis 2 mois et demi je n’arrêtais pas, je faisais des journées de 10h (fait à noter : au delà de 8h par jour c’est du bénévolat, l’overtime ça n’existe pas ici), était constamment stressée et courrait comme une poule sans tête, autant depuis lundi c’est le calme plat.  J’ai livré mes projets rush qui me tenaient si occupée et les autres sont on hold.  Depuis, niet, nada.  Jusqu’à tantôt quand je vais publier ce post et que boum, magie, les emails de client vont pleuvoir.

Bon, je vais aller lire le livre que mon boss nous a acheté, The Brand You, un genre de livre motivateur sur comment se démarquer au travail.  Vraiment, j’ai commencé ça hier et on dirait une secte!  Le gars est juste trop motivé, trop gourou, trop de points d’exclamation partout!!!!!!!!!  Intense.  Alors je vais aller me faire brainshwasher pour une petit 10 minutes et on se reparle.

 

Turn off #4 juin 6, 2007

Classé dans : Single girl's life — carodefeu @ 4:50

Est-ce que j’ai déjà dit à quel point j’aimais pas les gars vite en affaire?  Ben si j’ai oublié ça, je le dis, là.  C’est mon turn off #4.  Vraiment, un gars qui va à un rythme effréné, qui met sa main sur ta nuque alors qu’il te donne des becs sur les joues (interprétation : il a une envie folle de frencher mais comme il voit que c’est pas réciproque il se contente de la main insistante sur la nuque), qui veut te revoir dès le lendemain d’une première date, qui t’invite à manger chez lui pour la 2e date, qui t’appelle un peu trop souvent (lire ici : à chaque jour), je sais pas si c’est juste moi, mais ça m’étouffe.  La meilleure façon de me faire fuir est de me mettre de la pression, c’est le “chokage” assuré, je vous le garantie.  Je sais pas pourquoi, je sais pas d’où ça vient, mais je ne suis vraiment pas capable de dealer avec ça­, même quand le gars me plait beaucoup. 

J’aime ça un gars indépendant qui est capable de vivre seul et de laisser sa blonde vivre aussi.  Un gars qui laisse de l’espace, mais qui sait me ramener vers lui aux bons moments.  On dirait que quand un gars est trop vite, pressé, qui veut me voir trop souvent trop tôt dans la relation, c’est de mauvaise augure pour le reste…  S’il ne me laisse pas d’espace maintenant, comment pourrait-il m’en laisser plus tard?  Je sais pas…  Trop c’est comme pas assez.

 

Black Velvet juin 6, 2007

Classé dans : Night's out — carodefeu @ 4:36

Hier soir, je suis allée prendre une petite broue avec une copine, au Barouf sur St-Denis, charmant petit pub français.  Je voulais essayer à nouveau le black velvet, savant mélange de St-Ambroise noire et de cidre, exactement ce que j’avais bu samedi soir Mondial de la débauche bière.  Je m’empresse de donner ma commande au serveur qui part vers le bar, pour ensuite brusquement rebrousser chemin pour m’annoncer la mauvaise nouvelle :

-  Désolé je suis à court de St-Ambroise noire…

Zut!  Finalement, je commande mon typique White Velvet, piteuse.   Mais après avoir ingurgité ma pinte, j’ai eu le goût d’essayer quand même un Black Velvet, à base de Guiness.  Le verre est arrivé, la bière noire en haut et le cidre tout en bas, avec une séparation bien nette entre les deux.   On aurait dit qu’il y avait carrément quelque chose qui les séparait!  Aucunement capable de les mélanger, j’ai essayé de toutes les manières inimaginables!  Alors finalement j’ai bu de la Guiness jusqu’à temps que j’arrive au cidre, héhé.

En passant, j’étais fascinée hier de voir autant de monde dans un bar un mardi soir.  Au début, vers 20h, nous étions qu’une dizaine de personnes seulement mais rendu à 23h c’était plein.  En plus il faisait pas beau dehors, il ventait fort et faisait froid, mais ça n’a pas empêché les Montréalais de venir se divertir dans ce petit bar sympathique.   Maudit que j’aime Montréal!

 

Lendemain de veilles, léotard et cie! juin 4, 2007

Classé dans : Night's out — carodefeu @ 8:41

Ooooohhhhh que le levé du corps fût pénible ce matin.  Voyons, que dis-je, P-Nib.  C’est encore pire que pénible.  C’est comme pôv, quand t’es pôv c’est pire que pauvre.  Anyhow.

Hier soir, avant le show de Cansei de ser Sexy, je suis allée prendre un verre chez Arnaud avec Leder, bien peinards sur la terrasse, à l’arrière.  Pour faire changement, encore de l’alcool!  Comme si j’avais pas bu assez vendredi et samedi soirs.  Mais bon, tant qu’à être sur une lancée, aussi bien se donner à fonds!  Alors j’ingurgite une super bonne petite bière de micro-brasserie, une rousse forte aux fruits, divine.  Grosse bouteille, l’équivalent d’une bière et demi.  Ensuite Leder me fait un screw driver bien tassé, intense.  Rendu au show, Momo me paie un gin tonic que je bois rapido et qui est vite remplacé par un autre.  Ouch…  On n’est pas supposé être dimanche soir?

Tout ça pour dire que quand CSS est monté sur la scène, j’étais bien cocktail! hihi  Savez-vous quoi?  La chanteuse portait un one-piece, un genre de léotard la couvrant des pieds à la tête, constellé de paillettes en hologrames.  Les boys et moi étions un peu horrifiés de la chose et on a bien rit!  Le pire, c’est que la chanteuse n’a pas une shape à tout casser… pas de fesses, une culotte de cheval et des grosses cuisses…  Quand tu veux porter le léotard, arrange-toi pour avoir la shape qui va avec!  Et puis depuis quand est-ce que c’est devenu hot de porter le léotard?  C’est pas supposé être le vêtement le plus horrible qui ait jamais été inventé?  Est-ce que j’en ai perdu un bout?

Finalement, je me suis couchée vers 1h30 du matin et me suis réveillée avec un solide mal de bloc.  Et des nausées.  Non je ne suis pas enceinte, sinon c’est l’intervention du Saint Esprit, c’est moi qui vous le dit! ;)  Pas été capable de rien avaler avant midi.  Là, c’est un peu mieux, mais j’ai juste hâte de quitter le bureau et d’aller rien faire chez moi.  Une soirée à rien faire, en pyjama, à lire ou écouter la télé, sans oublier les crottes de fromage ou le popcorn bien beurré, c’est priceless!

 

C’est ma fête! juin 3, 2007

Classé dans : Night's out, Pêle-Mêle — carodefeu @ 6:37

Ben ouiiiii!  Non seulement on est dimanche, il fait simili-beau, chaud et humide et quoi en plus de ça?  Caroline a officiellement passé le cap du milieu de la fin vingtaine!  C’est le 3 juin, j’ai donc 27 ans aujourd’hui.

Je suis encore en train de me remettre de ma soirée de vendredi soir (bien arrosée par un somptueux 1.5 litres de Liano) et celle de samedi soir passée en majeure partie au Mondial de la Bière, où j’ai fini par m’enfarger dans le kiosque de McAuslan où le black velvet était tout simplement divin.  Pour vous faire plaisir, je vous mets une petite photo de ma brine Julie (Tattoogirl) et moi-même, à une heure où notre niveau d’alcoolémie était assez élevé.  J’ai à peine mangé aujourd’hui, j’ai même pas faim et je vois pas le jour où mon appétit va revenir considérant la quantité de houblon que je me suis envoyé derrière le décolleté.

J’ai quand même pris la peine d’aller m’acheter tantôt une petite tartelette au citron, dans un pâtisserie, qui me servira de gâteau d’anniversaire!  À défaut d’avoir une famille qui fait des soupers de famille, je vais aller arroser ma fleur sur mon balcon, avec ma tartelette, mon verre de lait et La Presse!  Il fait chaud, j’aurais le goût d’y aller toute nue, mais malheureusement j’ai des voisins…

Ce soir, c’est le show de Cansei de ser Sexy ou CSS pour les intimes.  Mon ami Momo a eu la gentillesse de m’offrir gratuitement le billet que sa blonde ne voulait plus - je vous épargne les détails.  J’ai appelé Leder tantôt pour savoir à quelle heure était le show et il me répond : 21h.  Quoi???  21h un dimanche soir?  Ouais, et avec 2 premières parties.  Ouch!  Ça va être beau demain au bureau.  Mais bon, whatever, c’est ma fête! Hourra!!!  Fêtons!

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L’art de mal draguer juin 1, 2007

Classé dans : Single girl's life — carodefeu @ 8:42

Vendredi dernier, je me suis pointée au party d’anniversaire d’un de mes amis - fashionably late, as usual - et j’y ai redécouvert le plaisir de se faire draguer par un pur inconnu dont on a tout simplement rien à foutre.  Non mais, quand on est en couple, parfois la drague nous manque, on se dit qu’on aimerait bien un regard langoureux provenant d’un séduisant inconnu ou une petite phrase plaisante.  Mais quand on est de retour sur le marché, il y a toujours une âme charitable pour vous péter votre bulle et vous rappeler à quel point la drague à 2 cennes, ça vous manquait pas du tout!

Je suis en train de boire et de m’amuser avec mes amis quand quelques nouvelles personnes se joignent à nous.  Ce sont des collègues du fêté et ils sont noirs.  (Je le précise non pas parce que je suis raciste ou quoi que ce soit, rien de là, mais c’est pertinent que je le dise car je crois que leur culture est totalement différente de la nôtre en terme de drague.)  On me présente à eux et je les salue bien gentilment.  Je vois leur regard me balayer de haut en bas.  Faut dire que je suis mignonne ce soir-là, je porte ma mini-jupe noire Emily the Strange et un top de la même couleur.  Simple mais efficace.

Quelques minutes plus tard, alors que je transige tranquillement de la cuisine vers le salon, un des nouveaux arrivants - pour les besoins de la cause, appelons-le Dick - m’aborde.  Ah non, on va l’appeler Darryl - Just let your soul glooooooowwww!!!- , c’est encore plus drôle!  Alors reprenons.  Darryl se présente (on s’est présentés il y a 2 minutes le grand, tu t’en souviens pas?) et commence à me poser des questions.  Ses yeux arrivent à la hauteur de mon menton (lire ici : il est très petit) et il me parle très proche du visage.  Je me colle le dos contre le mur pour l’éloigner le plus possible, mais il se rapproche.  Bbbbrrrrr pas capable!  Je te connais pas, t’es un inconnu, dégage de ma bulle!  Déjà un turn off.  Et le gars a comme une attitude mielleuse, il parle vraiment pour cruiser, son corps est penché vers moi, il est en position de drague, prêt à l’attaque!  Même son ton de voix est doux et en mode “cruise”.  Sérieusement, moi les gars qui sont aussi subtils qu’un coup de 2 x 4 en pleine face, je trouve qu’il n’y a rien de plus turn-off que ça.  Surtout quand le gars ne me plait pas physiquement au départ.  Je sais déjà où cette conversation va nous mener et le gars part à -1000.  La conversation se déroule exactement comme ça :

Darryl : Alors, quelles personnes connais-tu dans le party?

Moi : Bah, pas mal tout le monde.  Je connais le fêté et la plupart des amis qui sont ici ce soir.

Darryl : Ah oui? Et que fais-tu dans la vie?

Moi : Je suis Project Manager pour une PME de Laval.  Et toi?

Darryl : Je travaille avec le fêté.  Je fais “bla bla bla bla” (insérer du babillage inintéressant ici)

Moi : Cool!

Darryl : Tu habites où?

Moi : Dans le “upper” Côte-des-neiges, mais je déménage bientôt dans Hochelaga.  Toi?

Darryl : Dans NDG.  Pourquoi tu déménages dans Hochelaga?!?

Moi (voyant dans son regard du mépris pour mon futur quartier) : Parce que les condos sont moins cher!

Darryl : Tu es célibataire?

Moi (prise par surprise) : Euh… oui.

Darryl : Ah oui?  Tu as quel âge?

Moi : 27 ans.

Darryl : Tu as 27 ans et tu es célibataire?

Moi (piquée à vif) : Ben oui, ça se peut!  J’ai pas le droit?  Je suis trop vieille pour être célibataire?

Darryl (qui patine) : Non c’est pas ça, je comprends pas comment une fille belle comme toi est célibataire.

Moi (aucunement touchée par le compliment) : Merci bien, mais la beauté a aucunement rapport avec le célibat.  Je connais plein de gens moches qui sont en couples et plein de gens très beaux qui sont célibataires.  La beauté n’a rien à voir avec tes chances de te trouver un chum ou pas.

Darryl (qui pense avoir des chances) : Et cherches-tu un chum en ce moment?

Moi (voulant lui péter sa bulle le plus vite possible) : Pas ben ben.  Je suis bien comme ça pour le moment et de toute façon, ça arrive toujours au moment où on s’y attend le moins.

Darryl : Oui c’est vrai. Et tu as des critères en particulier que tu recherches?

Moi : Des critères?  Ben c’est sûr!

Darryl : Un blanc, un noir, un asiatique?  Est-ce que tu as des critères du genre?

Moi (qui patine solidement) : Euh… bah…. non pas vraiment.  C’est plus une question de chimie je te dirais.  Si la chimie est là et qu’il y a une attirance, c’est ça l’important.

Darryl : OK.  Écoute, je te regarde et je te trouve très jolie, tu me sembles une fille intelligente et tout, que dirais-tu si on échangeait nos numéros de téléphone et qu’on apprenne à mieux se connaître?

Moi (interdite) : ……….

J’ai juste le goût de rire!  Turn off #2 (juste pour rappeler, le Turn off #1 était la position flirt à 2 pouces de mon visage). On se connait depuis 5 minutes et il veut déjà mon numéro?  Il rêve!  Je reprends mes esprits et réponds :

Moi : Euh…. ben…. écoute je me sens pas super à l’aise avec ça.  Je ne te connais pas et…

Darryl (opportuniste) : Bien justement on apprendrait à mieux se connaître!  On irait prendre un café, sortir, tu vois?

Moi (voulant désespérément qu’un de mes amis soit en train de s’étouffer avec ses nachos pour que je puisse acourrir à sa rescousse et me sauver de ce moment de malaise) : Ben…. je sais pas.  Je pense que je serais plus à l’aise si on se revoyait dans un party, genre, et qu’on apprenait à se connaître plus de cette façon (je sais pertinement que je ne le reverrai JAMAIS dans un party).  Je suis pas très confortable avec les méthodes straight forward comme ça.

Darryl (arborant un air qui veut dire “Fille, je vais t’apprendre les choses de la vie”) : Mais tu sais Caroline, dans la vie il faut être straight forward parfois.  Tu dois le savoir, tu es manager, tu sais qu’il faut savoir foncer et bla bla bla bla.

Turn off #3 : un gars qui joue au père avec moi, qui me paternalise, qui me fait la morale, qui a le rôle parent versus enfant avec moi.  Hors de ma vue!!!

Moi (irritée et voulant vraiment en finir) : Oui je sais tout ça, je connais ma job, merci.  J’aime juste pas ça donner mon numéro de téléphone à un gars que je ne connais pas (et surtout qui ne me plait pas, mais ça je l’ai pas dit), je suis vraiment pas du genre vite en affaire.

Je vous épargne le reste, c’est juste trop pathétique, il me demande au moins 50 fois dans la soirée mon numéro, à chaque fois je lui dit non, il me tourne autour avec son petit air de mononcle cochon.  Je suis juste plus capable d’en prendre.  Il est petit, il est laid, il est gros et son attitude me repousse. 

Finalement, il cède, il s’avoue vaincu, mais me laisse quand même son numéro que je me suis empressée d’enfoncer dans les méandres obscurs et profonds de ma sacoche. 

Darryl : Vas-tu m’appeler?

Moi : Je sais pas.  Ça va être une surprise!

Et vlan!

Bon ça y est j’ai la toune de Soul Glow dans la tête!  Just let it shine through, baby!